Depuis le lundi 9 juin, les employés et la direction du fabricant laurentien de boyaux d’incendie, sont en conflit. En cause, la convention collective arrivée à échéance depuis le mois de février, et pour laquelle, les deux parties n’arrivent pas à trouver d’entente.

Lock-out ou grève, les deux parties ne s’entendent pas sur le terme.

Il n’en reste pas moins que depuis le début de la semaine, l’entreprise tourne au ralenti, car les 44 employés ne sont plus au travail. Ils ont voté, avec une petite majorité, contre l’offre des dirigeants.

Le point qui achoppe le plus est l’augmentation de salaire.

« On nous a proposé 2% par année, c’est tout », indique le président de l’unité syndicale, Arvin Dizon.

« Le problème est que lors de la précédente convention, les employés ont déjà fait des efforts, car l’entreprise traversait un moment difficile financièrement. explique Clairandrée Cauchy, conseillère pour le syndicat des Métallos, affilié à la FTQ. Maintenant, les salariés veulent retrouver leur pouvoir d’achat et une augmentation dans la norme de 2,5 ou 3% ».

Des avantages en compensation

«L’offre proposée aux salariés était juste, de bonne foi et meilleure que dans les dernières années», explique Robert Lalonde, le directeur général de Mercedes Textile Limited. Les représentants nous ont demandé de faire des efforts sur certains avantages, comme une meilleure cotisation au REER, ce que l’on a accepté. Si on fait le total de tout ce que l’on a accordé, on tourne pas mal autour de l’augmentation qu’ils demandent.»

Chez les salariés, d’autres points de discorde subsistent.

«La direction demande que le temps supplémentaire devienne obligatoire et soit inscrit dans la convention, dit Mme Cauchy. Mais avec un salaire de 14 ou 15$ de l’heure, certains salariés cumulent deux ou trois emplois les soirs et les fins de semaine. Ils ne peuvent pas être réquisitionnés au bon vouloir de l’entreprise.»

Cette crainte n’est pas fondée selon le directeur général.

«Le temps supplémentaire a toujours été sur la base du volontariat. A ma connaissance, on a demandé deux journées l’an passé. On veut juste se laisser une marge. On travaille pour sauver des vies, alors on veut être sûr d’avoir tout le personnel compétent nécessaire quand la demande augmente sur une grosse saison de feux de forêt.»

Pour l’instant le dialogue semble rompu. La direction espère que les employés «prendront davantage le temps d’analyser» l’offre.

Il y a six ans, un conflit similaire avait duré près de deux mois.

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