Ne devient pas patrouilleur à vélo dans la SPVM qui veut. Un programme très prisé, les policiers sont choisis, formés et deviennent des pros du vélo.

En plus d’être comme des ninjas – maîtres dans l’art de passer inaperçus – ils sont présents pour le bien-être de la communauté. Nos ninjas laurentiens, Anastasios Mousmanis et Mathieu Hypolite, se côtoient tous deux au Poste de quartier 7, qui dessert le territoire de Saint-Laurent. L’agent Mousmanis pédale depuis deux semaines alors que l’agent Hypolite se porte volontaire depuis quatre ans déjà.
Les deux policiers s’accordent pour dire que les vélos deviennent un atout lors des interventions dans l’arrondissement. «C’est incroyable comment on ne nous voit pas venir», explique l’agent Mousmanis. «Des jeunes sont dans un parc, en train de fumer de la marijuana et ne se rendent même pas compte que nous sommes juste à côté», ajoute son coéquipier.
Les deux hommes se souviennent d’une intervention dans le parc Noël Sud, où un trafic de drogues se déroulait dans des véhicules. «Ils ne nous ont jamais vus arriver». Une auto-patrouille qui sillonne les rues est plus facilement repérable que les deux agents à vélo.

Une image de la police différente

L’agent Mousmanis souligne que les patrouilleurs à vélo peuvent intervenir autant qu’un policier en véhicule, possédant toutes les ressources nécessaires. «La seule chose que l’on ne peut pas faire, c’est transporter un détenu», dit-il à la blague.

Les agents expliquent également que les citoyens ont plus de facilité à les aborder lorsqu’ils sont à vélo. Leur image est plus sportive et accessible – notamment à cause du port de bermudas. «Nous sommes moins vus comme des personnes en uniforme», dit l’agent Hypolite. Ils sont toutefois vêtus d’une veste pare-balles, en kevlar, rendant les jours de grandes chaleurs un peu plus pénibles pour les policiers.
Les policiers sont présents pour répondre aux besoins de la communauté. «Le premier but des vélos est la visibilité, le rapprochement avec les citoyens et assurer la sécurité des personnes sur les pistes cyclables et les parcs», exprime l’agent Hypolite.
L’agent Mousmanis prétend que la collaboration des citoyens est toujours nécessaire et importante. «Il faut, par exemple, nous alerter lorsqu’il y a attroupement dans les parcs après les heures d’ouverture. Beaucoup de citoyens ne téléphonent pas et les situations se dégradent», argue l’agent Mousmanis. Le 911, il faut s’en servir.
Les deux agents rappellent aux cyclistes à quel point la sécurité à vélo est fondamentale. Le port du casque – bien qu’il ne soit pas obligatoire – est fortement conseillé. «Lorsque l’on chute de vélo et que l’on se cogne la tête, on peut avoir des dommages assez graves», précise l’agent Hypolite.

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