Jean-Marc Fournier a révélé au journal qu’il avait déjà mis le dossier de l’hôpital Sacré-Cœur dans les mains du nouveau ministre de la Santé, Gaétan Barrette. Un dossier qui vaut 450 millions de dollars – somme nécessaire afin de moderniser l’hôpital.

Dans un article publié le 1er mai, le député de Saint-Laurent avait d’ailleurs admis ne pas avoir perdu de temps pour approcher M. Barette à ce sujet – à peine quelques minutes après que ce dernier ait été assermenté.

Pourtant, Nouvelles Saint-Laurent apprend que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n’a toujours pas établi une liste de priorités depuis l’élection provinciale du 7 avril et on ne sait pas si l’hôpital Sacré-Cœur – construit en 1924 et jugé vétuste aujourd’hui – y figurera.

Effectivement, le nouveau ministre et son équipe en sont toujours à établir la liste des priorités selon Joanne Beauvais, attachée de presse au MSSS du Québec. «Il y a toujours une réflexion sur les crédits budgétaires», a-t-elle expliquée.

«Les étapes d’évaluation gouvernementales par rapport à la vétusté de l’établissement ont été franchies et le projet est en discussion avec la Société québécoise d’infrastructures, le Conseil du trésor et notre ministère», a voulu rassurer Mme Beauvais.

Des appels à l’aide

L’état des lieux est connu depuis bon nombre d’années. Dans un article du Courrier Ahuntsic, le 18 juin 2013, on apprenait que le Dr Bellemare, président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’Hôpital du Sacré-Cœur exigeait déjà une intervention rapide du ministre de la Santé.

40 millions de dollars avait été promis par l’ancien gouvernement libéral pour amorcer la construction de trois départements: le centre intégré de traumatologie, l’unité mère-enfant et l’unité d’endoscopie. «Notre frustration a atteint un point culminant», avait alors affirmé le Dr Bellemare.

Michel Bourgeois, président de la Fondation de l’Hôpital Sacré-Cœur, souligne que l’hôpital n’est pas exclusif aux citoyens de Bordeaux-Cartierville et Saint-Laurent. «L’hôpital couvre tout le nord et l’est du Québec», appuie-t-il.

Sacré-Cœur est reconnu pour ses soins spécifiques – santé mentale et traumatologie, par exemple. Pour le président, il est donc important de trouver une façon de les promouvoir tout en soulignant que l’hôpital est également un centre de recherche affilié à l’Université de Montréal.

«20% de nos dons, sauf les dons dédiés, vont à la recherche pour s’assurer de ne pas perdre cette accréditation», explique-t-il.

M. Bourgeois, également président de Bombardier Avions spécialisés et amphibies à Saint-Laurent, demeure toutefois positif. «Nous avons un personnel qui est très engagé. Ce n’est pas facile de travailler dans les conditions actuelles de l’hôpital.»

La direction de l’hôpital Sacré-Coeur a refusé de discuter de ce dossier, mentionnant qu’elle préférait attendre la décision du gouvernement avant de commenter.

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