Sylvain Gagnon À la CSMB, un élève sur trois est né à l'extérieur du pays. Pour 70% d'entre eux, au moins un parent est né à l'étranger.
C’est parti! La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) lance Vivre ensemble en français, une recherche qui vise à outiller les enseignants et repenser le «Nous» dans un contexte de diversité culturelle.

Cette étude, qui ne durera pas plus de deux ans, est une première pour la commission scolaire. En charge de l’éducation de 51 000 élèves, dont 61% ont une langue maternelle autre que le français, la CSMB accompagne des petits de partout dans leur intégration à la culture québécoise. La réalité de l’intégration des immigrants est vécue quotidiennement dans les salles de classe de Saint-Laurent.

Pour répondre aux interrogations entourant les nouveaux défis auxquels font face ses écoles, la CSMB lance une recherche. Les parents, les élèves et les employés seront appelés à partager leurs expériences  lors de discussions organisées par l’Institut du Nouveau Monde.

Le directeur général de l’institut, Michel Venne, a souligné que le projet ne venait pas répondre à une situation de crise. C’est plutôt une initiative «pour se donner des moyens», explique-t-il.

Ces démarches seront supportées par Vision Diversité, qui animera des ateliers sur l’idée d’une culture québécoise nourrie de multiples apports. Selon Aïda Kamar, la présidente de cet organisme, l’école, espace rassembleur, est un lieu privilégié pour lancer cette démarche.

«C’est à l’école que se fait cette découverte de la culture québécoise. C’est une dimension essentielle du Vivre ensemble en français», affirme Mme Kamar. Pour elle, partager la langue française veut aussi dire partager des valeurs et une façon de voir la vie.

Le nouveau Centre d’intervention pédagogique en contexte de diversité soutiendra la démarche par de la formation, de la recherche et du transfert d’expertise.  Pour sa directrice scientifique, Rachida Azdouz, «l’idée de vivre ensemble n’est pas question de bons sentiments ou d’éloge de la différence». Selon elle, «le français n’est pas qu’un instrument, mais un outil pour la construction de sens».

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