Afin de répondre aux besoins de la population de Saint-Laurent qui a beaucoup changée depuis les dernières années, le Carrefour jeunesse emploi (CJE) innove, change d’approche, crée des programmes qui travaillent en amont pour prévenir le chômage chez les jeunes et part à la rencontre des gens. Pour faire un portrait de l’évolution du CJE de Saint-Laurent, son directeur général, Marc Grignon, a accepté de rencontrer Nouvelles Saint-Laurent News.

« L’histoire des Carrefours jeunesse emploi a commencé sous le gouvernement provincial de Jacques Parizeau » dit le directeur général. Faisant face à un taux de chômage très élevé, les Québécois de 16 à 35 ans étaient plus souvent licenciés à cause d’un manque d’ancienneté en entreprise ou bien se retrouvaient dans une période d’inactivité professionnelle à la fin de leurs études. Sans service s’adressant à eux, car ils ne bénéficiaient ni de l’Aide sociale ni de l’Assurance emploi, ils passaient entre les mailles du filet, a expliqué M. Grignon

Marc Grignon, a fait partie de l’équipe de chercheurs montréalais qui ont réfléchit à cette problématique qui a débouchée sur l’ouverture des premiers Carrefour Jeunesse Emploi de 1995 à 2002.

Le CJE de Saint-Laurent s’est ouvert sous l’initiative de la chambre de commerce de Saint-Laurent. « C’est le seul CJE créé par une chambre de commerce, c’était, un acte de grande générosité » pense, M. Grignon. Avec ce nouvel organisme, tous les jeunes laurentiens ont pu bénéficier de support dans leurs ambitions scolaires et professionnelles, peu importe leurs origines économiques ou sociales.

Un CJE qui change aussi vite que les Laurentiens

« Le défi à Saint-Laurent, c’est que la population se renouvelle souvent, avec un tel renouvellement démographique c’est à recommencer tout le temps. Il faut démystifier ce qu’implique un service gratuit, ce qui peut être louche pour les immigrants », explique le directeur général. Le CJE qui offre maintenant des services en anglais pour la population anglophone de Saint-Laurent et il répond à de nouvelles problématiques. « Le CJE a de plus grands défis depuis les derniers dix ans. Nous assistons à un alourdissement des problématiques et l’accumulation de problématique », rapporte-t-il.

Il y a dix ans, le CJE venait en aide aux jeunes finissants, le client type est maintenant un immigrant dans la moitié de la vingtaine. « On s’est trouvé avec moins d’universitaires et une clientèle moins scolarisée. Suite à l’appauvrissement du tissu social, le CJE se lance à la rencontre des gens au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous », dit M. Grignon en plus de participer aux fêtes de quartier « on a resserré nos liens avec nos partenaires du milieu », affirme le directeur général. Le CJE a fait du porte- à- porte, jusqu’à maintenant « toute l’équipe en running» a frappée à la totalité des portes du quartier Hodge-Place Benoit et à la majorité des portes de Chameran Lebeau.

L’organisme a également mis sur un pied le projet Accroche-toi, qui vient en aide aux jeunes avant qu’ils ne décrochent. Les intervenants de ce programme scolaire ont un bureau à l’école secondaire Saint-Laurent et viennent en aide aux adolescents en difficulté.

 

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