Pacophoto Nanor Tashjian est une modèle de persévérance scolaire.
Les décrocheurs de Saint-Laurent ne sont pas comme les autres. En effet, ils doivent faire face à différentes embûches. Heureusement, il y a le programme Accroche-toi du Carrefour jeunesse emploi pour leur venir en aide. Ça a été le cas pour Nanor Tashjian, un modèle de persévérance.

Cette jeune Laurentienne de 21 ans a bénéficié du programme Accroche-toi. Ayant étudié en arménien et en anglais avant de poursuivre ses études secondaires en français à Saint-Laurent, elle a dû faire face à choc linguistique et culturel. En secondaire 3, elle a été référée au bureau de Marianne Cyr, intervenante et motivatrice à la persévérance scolaire pour le Carrefour jeunesse emploi à Saint-Laurent qui lui est venue en aide. En secondaire 4, elle fréquentait partiellement l’école des adultes. Après un changement d’école et un accident de voiture, la jeune femme a continué à persévérer pour être admise au Cégep Vanier et ça continue puisqu’elle planifie poursuivre des études en psychologie jusqu’à la maitrise à l’université Concordia.

Marianne Cyr, explique que « ce n’est pas parce que tu es immigrant que tu échoues, mais ça rajoute une difficulté supplémentaire, quand  le français  n’est pas la langue maternelle. » Tout aussi brillants que les autres étudiants, les étudiants dont le français n’est pas la première langue et qui la maitrisent difficilement, doivent surmonter une barrière linguistique dans tous leurs cours.

Le jeune Laurentien à risque de décrocher ne correspond  pas au stéréotype «c’est un jeune qui a une multitude de difficultés et d’embûches sur son chemin. Parfois il y a des jeunes qui connaissent plusieurs malchances et c’est plus difficile d’y faire face à leur âge », explique l’intervenante. Il est encore plus difficile  pour les jeunes arrivés depuis peu au Québec d’y  faire face s’ils ne s’y sentent pas encore chez eux. « C’est comme être malade lorsqu’on n’est pas chez soi », résume-t-elle.

Au niveau familial, certains des adolescents rencontrés par Mme Cyr sont sous trop de pression des parents qui ont fait beaucoup de sacrifices pour la réussite scolaire de leurs enfants. D’autres seront laissés à eux-même et ne bénéficieront pas d’autant de soutien parental dont ils pourraient avoir besoin. Selon elle, cette situation est souvent due à des horaires de travail atypiques ou bien encore à une précarité d’emploi pour les parents. «Par exemple, le plus vieux s’occupe des plus petits et ne pourra pas aller à l’aide aux devoirs parce qu’il doit aller chercher son petit frère à la garderie pendant que ses parents travaillent», explique l’intervenante. Que ce soit en raison de difficultés familiales ou bien encore parce que l’adolescent a décroché un emploi à temps partiel qui le force à travailler les soirs de semaine, « tous manquent d’organisation et de focus . Ils sont perdus. »

Une approche personnalisée

Mais comment motive-t-on un adolescent? Mme Cyr n’infantilise pas les adolescents qui se présentent à son bureau à l’école secondaire de Saint-Laurent. Elle leur donne plutôt les outils pour qu’ils se prennent en main. Après avoir discuté des difficultés rencontrées, elle les aide à identifier les causes et les solutions à leurs problèmes. « Je suis comme un coach mais pour l’école », résume-t-elle. L’intervenante dit aider beaucoup de jeunes à mieux organiser leur quotidien en apprenant comment étudier, manger correctement, dormir un nombre suffisant d’heures. « J’avais besoin d’être accompagnée, ce que Marianne à fait. Elle m’a aidé à me relever et m’a donné les outils pour être plus indépendante », confirme Nanor.

Le programme Accroche-toi  est actif sur le territoire laurentien depuis sept ans. Il a bénéficié à 152 personnes l’année dernière. Ce programme a vu le jour à la de la tenue de camps de jour pour jeunes à risque de décrocher. 

Les jeunes qui souhaiteraient profiter du programme Accroche-toi peuvent appeler le  514 855-1616 poste 230 ou bien consulter le site  www.cjestlaurent.org pour plus d’information.

 

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