Hugo Lorini - TC Media Les clients ont pu prendre le taxi mercredi midi, la grève ayant été annulée.

Les voyageurs qui voulaient prendre un taxi à l’Aéroport de Montréal (ADM) l’ont échappé belle mercredi, alors qu’une grève devait être déclenchée entre 11h et 13h. À la dernière minute, les propriétaires ont révisé leur stratégie.

Une rencontre était prévue en début d’après-midi entre le conseiller municipal de l’arrondissement de Saint-Laurent, Aref Salem, responsable du transport de la Ville de Montréal, les représentants d’Aéroports de Montréal et Stanley Bastien, membre du conseil consultatif et de discipline de l’aéroport Montréal-Trudeau.

M. Bastien, propriétaire de taxis et instigateur de la manifestation qui devait avoir lieu a assuré que le mandat qu’il a reçu des quelques 300 propriétaires de taxi n’était pas de faire la grève, mais de trouver un terrain d’entente.

Chaque année, un tirage est effectué afin de déterminer qui obtiendra un des 310 permis donnant le privilège de desservir l’aéroport. Une simple lettre est postée aux propriétaires gagnants par le Bureau du taxi et des inspections s’ensuivent.

M. Bastien désapprouve le manque de communication et d’objectivité dans les démarches entourant l’inspection des véhicules et l’acceptation du permis. Selon lui, des lettres peuvent être perdues par Postes Canada et le propriétaire perd donc son droit.

«Si par mégarde le bureau de taxi ne retourne pas votre appel, vous êtes celui qui perdez votre droit. On finit toujours deuxième et à chaque étape du processus, si on a un problème, on va voir le bureau du taxi, qui nous renvoie vers ADM.»

Il explique que ADM et le bureau du taxi se renvoient la balle.

Il admet qu’il ne croit pas que tout sera réglé à l’issue de la rencontre prévue mercredi après-midi, mais il a bon espoir devant cette nouvelle ouverture à la discussion.

M. Bastien ne demande pas à ce que le tirage soit annulé ou que le mécanisme de l’octroi des permis change.
«Ce que nous voulons, c’est que l’interprétation qui est faite de la réglementation soit claire, afin de ne pas laisser à un mandataire de pouvoir l’interpréter à sa manière et de pouvoir l’appliquer selon interprétation. On veut que 1+1 = 2, non pas 3 ou 6.»

Si les chauffeurs de taxi avaient décidé de maintenir la grève, ADM leur aurait imposé des pénalités sévères a soutenu M. Bastien.

Au moment de mettre en ligne, ADM n’avait pas retourné les appels de TC Media.

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