Collaboration spéciale La revente est plus difficile dans Saint-Laurent alors que le marché du neuf connaît un début d'année prospère.

En 2014, les agents immobiliers de l’arrondissement de Saint-Laurent voyaient la vente de copropriétés diminuer de 10% alors que sur l’île de Montréal, la diminution n’était que de 2%.

Depuis 2013, le marché immobilier du grand Montréal entre en déséquilibre.

L’équation est simple, les tours à condos continuent de pousser aux quatre coins de l’île tandis que la demande diminue.

Depuis deux ans, le marché se positionne tranquillement à l’avantage des acheteurs.

Conséquence; la situation est devenue difficile pour les propriétaires désireux de vendre leur condo en 2014.

Revente difficile
«Pour les propriétaires, la moyenne est actuellement de 103 jours pour vendre, sans compter ceux qui n’y arrivent pas », explique l’agent immobilier, Nicholas Gagnon.

«Le marché est saturé, il y a beaucoup de visites, mais les transactions se font rares parce qu’il y a trop de choix», raconte celui qui travaille dans l’arrondissement depuis 2006.

Paul-André Dumont, courtier immobilier chez Remax précise «qu’il y a plusieurs constructions neuves en cours, l’inventaire augmente continuellement, ce qui met de la pression sur les condos qui sont déjà-là».

De nombreux projets
Saint-Laurent compte actuellement neuf projets immobiliers sur son territoire, dont cinq comportent des habitations en copropriétés.

L’année dernière, même si les ventes étaient à la baisse, la construction de nouvelles copropriétés reprenait de la vigueur dans l’arrondissement avec une augmentation de plus de 150 mises en chantier.

Une croissance survenue alors que les mises en chantier décroissaient depuis deux ans. Le seuil le plus bas étant de 105, en 2013. L’arrondissement ayant suivi le même rythme que la grande région métropolitaine.

«Il y a un surplus de copropriétés sur l’île», soutient Paul Cardinal, analyste de marché pour la Fédération des Chambres immobilières du Québec.

«On s’attend à un ralentissement marqué des mises en chantier de copropriétés dans la grande région métropolitaine », spécifie David L’Heureux, analyste principal de marché pour la société d’hypothèques et de logement (SCHL).

Un prix médian surprenant
Le prix médian dans Saint-Laurent était de 283 500$ en 2014, ce qui signifie 14 000$ de plus qu’en 2013.

«Lorsque nous sommes dans un marché d’acheteur, la pression sur les prix est moins forte, alors il est cohérent de voir une augmentation du prix de seulement 1% dans la grande région de Montréal. Mais du côté de Saint-Laurent, l’augmentation de 5% sort du lot», explique l’analyse de la FCIQ.

M. Cardinal explique que cette augmentation «peut être due au fait qu’un secteur, où la copropriété est dans une classe de prix supérieurs, ait vécu une année prospère».

Remontée en 2015
Les agents immobiliers contactés par TC Media, qui œuvrent dans le secteur Bois-Franc, indiquent tous que la vente se porte bien cette année.

Luc Valiquette, agent immobilier pour Sotramont, mentionne que le marché «est plus lent qu’il y a trois ans, mais meilleur que l’année dernière».

Le projet résidentiel Bois-Franc n’entend pas ralentir la cadence, «nous annoncerons de nouvelles constructions en avril», mentionne-t-il.

Le produit offert dans ce quartier est différent, alors le portrait du marché le serait aussi puisque «les gens quittent leurs condos pour venir s’installer dans un milieu de vie comme celui que nous offrons», précise M. Valiquette.

Le projet Bois-Franc réalisé par le groupe Sotramont a un potentiel de 6000 unités à terme, dont plus de 4000 ont déjà été construites.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!