Depuis l’année dernière, l’école arménienne, Alex Manoogian, à Saint-Laurent a ouvert sa deuxième classe de français. L’école existe depuis 1970 est a toujours eu cette politique d’intégration. À l’époque c’était les Arméniens qui fuyaient leur pays à cause du génocide qui faisait rage. Désormais, l’institution répète cette initiative auprès des réfugiés syriens et irakiens.

La majorité des élèves qui intègrent ces cours sont des enfants qui ont fui la guerre. C’est une nouvelle vie et une nouvelle chance pour eux. Sébastien Stasse, directeur depuis 5 ans, est très impliqué dans cette cause et ne s’arrête pas à l’enseignement de la langue française.

«Nous collaborons également avec une psychologue, Garine Papazian, qui vient en aide à des enfants qui ont vécu des traumatismes de guerre violents», explique-t-il.

Pour ces jeunes, l’école est gratuite puisque l’Union générale arménienne de bienfaisance (UGAB), située juste à côté de l’école, finance les 6 500$ de frais de scolarité. Cette année, la fondation a récolté 150 000$ auprès de la communauté pour payer les études des enfants.

Mais l’école ne se contente pas de tenir son rôle d’éducateur. Elle guide aussi les familles dans leur intégration globale. «Les parents ne savent pas vers qui se tourner alors, même pour des questions médicales, c’est nous qui les aidons à trouver un médecin de famille. Ou lorsqu’on voit un enfant qui n’a pas de bonnes bottes de neige, on se cotise et on lui offre, c’est avant tout une entraide humaine», souligne M. Stasse.

Le directeur adjoint de l’école et président de l’UGAB, Chahé Tanachian, a vécu la même chose dans les années 90. Avec sa famille, il quitte le Liban.

«Je me souviens, nous sommes partis à pied avec nos valises. Je pensais qu’on allait revenir, mes parents ne m’avaient pas dit ce qu’il se passait. Le lendemain de mon arrivée à Montréal, j’ai intégré l’établissement Manoogian. Cette école m’a beaucoup aidé, c’est pourquoi je me dévoue à ces nouveaux arrivants», raconte-t-il.

L’école Alex Manoogian accueille un peu plus de 250 élèves. En plus d’avoir une politique très ouverte sur les différentes ethnies, l’institut met l’accent sur les nouvelles technologies. «Les appareils électroniques font partie de leur génération, il est donc important de les initier dès le plus jeune âge», soutient le directeur. Il est donc normal de croiser un élève de 7 ans avec un cellulaire dans les couloirs de l’école.

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