Catherine Gaulin/TC Media Le Collège Vanier révise actuellement son plan d'urgence.

Advenant une situation d’urgence, comme une fusillade, le cégep de Saint-Laurent et le Collège Vanier se disent prêts à intervenir.

Le Service de Police de Montréal (SPVM) est très impliqué dans la formation du personnel des établissements d’enseignement. «Nous avons des agents sociaux qui font régulièrement des visites, des présentations et des formations dans les écoles pour les employés. Parce que le personnel reste, tandis que la clientèle étudiante change continuellement», mentionne le sergent Laurent Gingras.

Lors de ces ateliers, les participants voient en détail les différentes techniques à adopter en présence d’un tireur ou d’un individu armé.

Même si au Québec, les fusillades ne sont pas aussi nombreuses qu’aux États-Unis – deux sont survenues les 1er et 9 octobre sur des campus américains faisant une dizaine de morts – les établissements ne veulent prendre aucun risque.

«On ne sait jamais ce qui peut arriver», soutient Louise Lavallée, directrice des communications du cégep Saint-Laurent.

Fausses alertes

À preuve, une fausse alerte au tireur a mobilisé les services d’urgence au cégep Édouard-Montpetit à Longueuil le 2 octobre.

Une situation qui s’est également produit en décembre 2013 au Collège Vanier. «Même si nous étions prêts, nous étions surpris», confie Darren Becker, le directeur des communications.

Cet incident leur a malgré tout permis de tester leurs mesures d’urgence. «Nous avons pris conscience de l’importance d’agir rapidement et efficacement».

Depuis les tragiques événements survenus à Dawson en 2006, l’établissement s’est doté d’un plan d’urgence qui est régulièrement mis à jour. Actuellement en révision, sa dernière version devrait être présentée prochainement au SPVM.

M. Becker a aussi évoqué l’idée d’une éventuelle simulation.

Miser sur la communication

Même chose du côté du Cégep de Saint-Laurent. «Nous avons un comité qui effectue des vérifications à intervalles réguliers et qui développe de nouveaux moyens de communication», rassure Mme Lavallée.

Parmi eux, notons une technologie permettant de diffuser une alerte sur tous les écrans de télévisions et d’ordinateurs de l’établissement simultanément.

Mme Lavallée avoue cependant qu’aucune formation n’est donnée aux enseignants et au personnel de soutien pour le moment.

Le SPVM n’a pas été en mesure de former l’ensemble du personnel des établissements scolaires de Montréal en raison de leur grand nombre.

À titre d’exemple, sur les 250 écoles primaires, seulement 75 d’entre elles ont reçu une formation et 40 ont procédé à une simulation.

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