Munis de pancartes et de trompettes, des centaines de syndiqués de l’État ont manifesté leur mécontentement devant les établissements publics de Saint-Laurent le 29 octobre, dans le cadre de la grève rotative organisée par le Front commun.

Dans la série de moyens de pression mis en place cette semaine aux quatre coins de la province, c’était au tour des membres de la grande région de Montréal de faire connaître leur insatisfaction jeudi.

Les manifestants, provenant principalement des domaines de la santé et de l’éducation, ont dénoncé l’impasse des négociations dans le renouvellement de leurs conventions collectives, dont la majorité est échue depuis le 31 mars.

«Nous sommes tous réunis, le personnel de support, le personnel professionnel et le personnel enseignant pour faire valoir notre point (…) ce que le gouvernement nous offre actuellement est inacceptable», mentionne Zsofia Orszagh de l’Association des professionnels du collège Vanier.

En fin d’avant-midi, la manifestation s’est transportée devant le CLSC de Saint-Laurent dans le but de soutenir les travailleurs de santé, contraints à ne faire que 42 minutes de piquetage par jour de grève.

Impasse

Le Front commun revendique entre autres une augmentation salariale de 4,5 % par année sur trois ans, tandis que le gouvernement propose plutôt un gel de 2 ans avec une hausse de salaire de 1% par année pour les trois années suivantes. Parmi les autres points en litige, notons les régimes de retraite, soit faire passer l’âge de la retraite de 60 à 62 ans ainsi que les réaffectations régionales.

«On ne demande pas la Lune. Nous voudrions minimalement que nos conditions de travail et d’enseignements soient sauvegardées», précise Nicolas Talbot du Syndicat des professeurs du cégep de Saint-Laurent.

Les grévistes ont également profité de cette occasion pour protester contre les mesures d’austérité prises par le gouvernement libéral. Ils soutiennent que les services à la population vont écoper.

Mais pour le moment, ce sont les étudiants qui se trouvent au cœur de ce conflit.

«Il ne faut pas voir les actions à court terme, mais plutôt les voir à long terme. Ces jeunes vont devenir des adultes. Aujourd’hui, nous nous battons pour obtenir des conditions de travail dont ils vont bénéficier plus tard», affirme Claudia Beaudoin du Syndicat des employés de soutien du cégep Saint-Laurent.

D’autres journées de grève

Il s’agissait de la première séquence de débrayage organisée par le Front commun. Dans l’éventualité où il n’y aurait aucune entente, d’autres journées de grève sont prévues durant la semaine du 9 novembre et trois jours consécutifs au début décembre.

L’Association étudiante du cégep de Saint-Laurent a également voté un jour de grève le 5 novembre, en appui aux revendications des syndiqués.

Dans la région de Montréal, le Front commun représente 98 072 salariés.

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