Johanna Pellus/TC Media L'application permet de trouver un covoiturage en quelques instants en inscrivant son adresse de domicile et de travail, explique le PDG de Netlift, Marc-Antoine Ducas.

Un partenariat inédit permettra aux employés de l’arrondissement de Saint-Laurent et ses deux cégeps d’allier covoiturage et transports en commun pour se rendre au travail, grâce à une application québécoise, Netlift, qui met en relation conducteurs et passagers, en plus de faire le lien avec les réseaux de transport collectif.

Alors que le ministre des Transports Jacques Daoust présentait son projet de loi sur l’industrie du taxi, il est important de préciser que Netlift ne permet pas une tarification basée sur la demande et au chauffeur de faire un revenu, contrairement à Uber.

Netlift a l’ambitieux objectif de retirer 2 600 automobiles de la circulation à Saint-Laurent grâce au covoiturage multimodal. On compte environ 500 000 transits quotidiens dans l’arrondissement qui est entouré de voies ferrées, autoroutes et aéroport.

Légal
«L’argent chez Netlift ne sert qu’à couvrir les dépenses et le chauffeur doit pouvoir prouver qu’il aurait fait ce trajet de toute façon», assure Marc-Antoine Ducas aux inquiétudes liées à la ressemblance de son service à celui offert par Uber.

Le conducteur ne décide pas du tarif. Netlift dispose d’un barème, principalement basé sur la distance du voyage. Par exemple, pour un trajet de moins de 5 km, le passager paie 3,50 $ et le chauffeur reçoit 2,75 $, un tarif similaire à un billet d’autobus.

Projet-pilote
Les quelque 2 000 employés de l’arrondissement, du cégep de Saint-Laurent et du Collège Vanier vont être incités à utiliser l’application pendant le projet-pilote d’un an.

«On vise au minimum une vingtaine de personnes qui s’inscrivent rapidement, indique la directrice de l’arrondissement, Véronique Doucet. Mais, avec 775 à 2 000 employés en fonction de la période de l’année, on a un potentiel immense.»

Au Collège Vanier, qui dispose de peu de stationnements, obligeant les étudiants à payer un tarif plafonné à 10 $/jour, le directeur général s’attend à ce que le projet soit adopté par les étudiants qui feront leur rentrée en septembre.

«Ceux qui participent à Netlift auront accès à des places réservées, explique Normand W. Bernier. Ça va être un incitatif pécuniaire. J’espère qu’il y aura quelques centaines d’employés et d’étudiants qui vont y participer.»

Une solution pour les entreprises
«Nous sommes au cœur du deuxième plus grand pôle d’emploi à Montréal, avec 340 000 postes, contre 400 000 en centre-ville qui a une très bonne desserte en transports alternatifs, avec des trains qui arrivent en étoile, des Bixi, des Communauto, explique la coordonnatrice de MOBA/Mobilité alternative, Aline Berthe. On voit le déséquilibre et le défi, car le pôle de l’ouest est l’un des plus grands générateurs de déplacements en auto solo.»

Ce service de transports en commun déficient occasionne des difficultés pour les entreprises, selon MOBA. Il est difficile de recruter et retenir le personnel et la congestion cause des retards pour les employés et les marchandises.

Le PDG de Netlift, Marc-Antoine Ducas, pense que ce partenariat créera un effet d’entraînement et permettra de présenter des chiffres aux autres entreprises.

En plus de réduire leur empreinte carbone en limitant l’utilisation de la voiture individuelle, les employeurs peuvent offrir des avantages directs à leurs employés tels des contributions financières à leurs comptes Netlift ou du stationnement incitatif.

Pour en savoir plus sur Netlift ou télécharger l’application sur iOS ou Android: netlift.me

Netlift en bref

  • La plateforme de transport multimodal qui permet de combiner covoiturage et transport en commun a été lancée auprès du grand public en 2015. Netlift connecte les résidents qui partagent une portion de leur trajet quotidien entre maison et travail.
  • Les 7 000 abonnés mensuels de Netlift dans le Grand Montréal ont effectué 15 000 jumelages en mars.
  • En retirant 2 600 véhicules de la circulation, cela représenterait une réduction de 3,5 kilotonnes de gaz à effets de serre (GES) par an pour l’arrondissement.

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