Les joueuses juvéniles de l’Express de l’école secondaire Saint-Laurent, favorites dans leur catégorie, ont remporté les honneurs de leur tournoi estival. Au total, 138 équipes de partout au Canada et des États-Unis s’affrontaient du 24 au 26 juin.

L’exploit est d’autant plus admirable que les adolescentes de 15-16 ans ont effectué du bénévolat tout au long du week-end. En plus de l’organisation, une cinquantaine d’élèves étaient nécessaires pour gérer le pointage et le temps dans les 14 gymnases réquisitionnés pour l’occasion dans cinq écoles de Montréal.

«Pour les filles, la charge de travail est énorme, parce qu’elles font du bénévolat de 8h à 23h quand elles ne jouent pas. Les trois premiers matchs ont bien été. Quand elles ont joué la finale, elles étaient fatiguées. C’est encore plus louable pour elles d’avoir gagné le tournoi», explique leur entraîneur, Daniel Lacasse.

Malgré la fatigue et la chaleur, les Laurentiennes ont remporté le match qui les opposait aux Ontariennes de Brampton 64 à 54 à l’édifice Émile-Legault du boulevard Thiemens. Parmi les joueuses qui se sont démarquées, notons Taisha Exanor qui a inscrit 29 points.

«On a rencontré beaucoup d’adversité. C’est un match qui a quand même été serré pendant la majeure partie», indique l’entraîneur.

Les garçons ont quant à eux fini en deuxième position dans la catégorie benjamin face aux Red Rush de la Fondation Montréal à cœur.

L’objectif du tournoi, qui n’a jamais réuni autant d’équipes que lors cette neuvième édition, est de financer le programme sport élite de l’école. Cette année, 15 000$ ont été amassés.

«Ça nous permet de gérer les opérations de base, mais pour les gros investissements, on n’a pas de structure en place, on n’a pas les moyens pour les faire, mais ça demeure que c’est un besoin», soutient M. Lacasse.

300 000$
L’ascension des basketteuses de Saint-Laurent, invaincue sur le circuit provincial et membre de la prestigieuse ligue américaine NISAA, n’est pas finie. En novembre, elles recevront quatre équipes américaines. Seule ombre au tableau, le plancher de l’édifice Émile-Legault.

«Le risque de blessures sur les articulations est énorme sur un plancher en caoutchouc, car il ne glisse pas. Pendant le tournoi, avec la chaleur et l’humidité, le plancher était très dangereux. Aux États-Unis, c’est un gymnase qui n’est pas standard», souligne M. Lacasse.

L’Express cherche 300 000 $ pour remplacer la surface et lance un appel pour trouver de nouveaux partenariats.

«On a besoin d’un plancher de bois franc, d’un vrai plancher sportif. Pour comparer, c’est comme un terrain de soccer en terre. On peut jouer, mais ce n’est pas l’idéal», précise l’entraîneur.

L’absence d’un nouveau plancher ne signerait pas la fin du programme d’excellence, mais risquerait de nuire aux athlètes, sans compter que M. Lacasse ignore comment réagiront les équipes américaines qui les visiteront.

Les dons peuvent être adressés à la fondation de l’école secondaire Saint-Laurent. Infos: daniel.lacasse2@csmb.qc.ca

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