L’Union générale arménienne de bienfaisance (UGAB) de Montréal, basée à Saint-Laurent, veut devenir «verte». Avec peu de moyens ainsi que l’aide de deux stagiaires et de la communauté, elle vient de lancer un jardin communautaire afin de perpétuer la tradition de la confiture de roses arménienne.

«On veut présenter l’idée des 3R au sein de notre communauté, donc réduire, réutiliser et recycler. Le jardin est fabriqué à base de palettes [de transport], que ce soit pour les bacs au sol ou les bacs surélevés», explique Mgo Khalafaghian, instigateur de l’écoprojet.

L’idée lui trottait dans la tête depuis 2012. Ingénieur en aéronautique et bénévole à l’UGAB, il a finalement mis sur pied l’écoprojet ce printemps et compte le présenter officiellement à la communauté en septembre. Grâce à un financement d’Emplois d’été Canada, deux étudiants y travaillent.

Le jardin est voisin du terrain de soccer de la rue Manoogian. Dans les bacs, des capucines s’allient aux rosiers, tandis que des bacs surélevés accueilleront des fines herbes.

Rosiers intergénérationnels
«Pour relier l’écoprojet et les valeurs du centre communautaire, qui est là pour préserver notre culture, on a choisi les rosiers, car on prépare une confiture qui fait partie d’une coutume», raconte M. Khalafaghian.

Cette année, ils espèrent réaliser un pot de confiture avec les pétales de roses des jeunes plantes, grâce à l’aide du groupe d’aînés du centre communautaire de l’UGAB. Les membres de la communauté pourront la déguster sur place.

«On souhaite faire décorer les bacs par les enfants, pour qu’ils laissent leur empreinte, et travailler avec les membres de l’âge d’or pour la confiture, précise l’instigateur. C’est une compétition entre eux, ils veulent toujours savoir qui a la meilleure recette.»

Les quelques bacs surélevés permettront d’ailleurs aux aînés de jardiner sans avoir à se pencher.

Communauté
«On va faire une collaboration avec la communauté afin de sensibiliser les jeunes, notamment dans l’école juste à côté», souligne l’une des stagiaires, Nayiri Tokmanciyan, qui est aussi, avec son collègue, chef scout à l’UGAB.

L’implication de la communauté va bien au-delà de l’éducation. Que ce soit pour la terre, les rosiers ou le camion qui a transporté les palettes, des citoyens leur sont venus en aide.

Le manque de budget fait avancer l’écoprojet petit à petit, mais ils ne comptent pas s’arrêter là.

«On va commencer par cet espace-ci et, par la suite, on espère embarquer dans le terrain de l’école», prévoit M. Khalafaghian.

Avec l’écoprojet, il souhaite également sensibiliser la communauté à l’origine des aliments et l’importance d’une alimentation saine.

À suivre sur facebook.com/environmentalproject

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