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À Anjou comme à Saint-Léonard, on attend avec fébrilité l’annonce conjointe de Québec et d’Ottawa, prévue lundi, qui devrait enfin donner le feu vert au prolongement de la ligne bleue vers l’Est. Bien que cette fois-ci semble la bonne, un doute persiste tant cette nouvelle fut maintes fois annoncée et reportée au fil des ans.

Avec trois des cinq futures stations sur ou à proximité du territoire qu’elle dessert, le prolongement de la ligne bleue du métro est une «excellente nouvelle» pour la Société de développement commercial (SDC) Jean-Talon et son directeur général, Pierre Frisko, ne s’en cache pas.

«Le projet permettra de rehausser l’attractivité de notre secteur, d’engendrer des retombées économiques importantes et de faciliter les déplacements», de résumer sommairement M. Frisko.

Les citoyens, commerçants et employeurs devraient tous y trouver leur compte, selon le directeur général de la SDC Jean-Talon.

Les futures stations de métro léonardoises seront situées dans l’axe de la rue Jean-Talon, dans les secteurs des boulevards Viau, Lacordaire et Langelier.

«Le défi de l’arrondissement sera de bien planifier son développement pour optimiser les espaces disponibles, les aménagements et offrir une mixité entre les volets commercial et résidentiel. L’arrondissement devra s’attaquer à ses règlements de zonage», croit M. Frisko.

On pourrait alors voir émerger plusieurs projets immobiliers résidentiels ou commerciaux, donnant du coup un nouveau souffle à l’artère commerciale.

Scepticisme
À trois jours de l’annonce gouvernementale, il y a tout de même encore un certain scepticisme parmi des élus municipaux.

Du nombre, la conseillère municipale de l’arrondissement d’Anjou, Andrée Hénault,  qui avoue qu’elle attend l’annonce de lundi avant de s’emballer.

«Ce n’est pas la première fois que l’on nous promet le métro. Quel est l’échéancier? Quand aura lieu le lancement des travaux? Quels sont les coûts du projet? Il y a plusieurs questions auxquelles nous n’avons pas encore de réponses», elle qui espère que cette fois tout sera ficelé.

Et pour la conseillère municipale, il est clair que ce prolongement n’est qu’une première étape, car ultimement, le métro devrait se rendre jusqu’au Bout-de-l’Île dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles, croit-elle.

Le prolongement de la ligne bleue comprend l’ajout de cinq stations de métro sur une distance de 5,8km. Dans son dernier budget, le ministre des Finances, Carlos Leitao, a chiffré le projet à 3,9G$ sans toutefois préciser l’échéancier ni le partage des coûts entre les divers paliers de gouvernement.

En entrevue à LCN, Florence Junca-Adenot, qui a été présidente et directrice générale de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) de 1996 à janvier 2004, croit que le projet pourrait être complété en quatre à cinq ans puisque les entraves sont plutôt limitées.

«Il n’y a pas de grands cours d’eau et on ne traverse pas de fondations très importantes dans le sous-sol comme au centre-ville de Montréal», a-t-elle mentionné.

Avec un lancement des travaux autour de 2021, tout pourrait ainsi être réalisé d’ici 2025.

Le suspense semble donc tirer à sa fin puisque les détails du projet seront dévoilés ce lundi à la bibliothèque de Saint-Léonard, en compagnie du ministre provincial des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, André Fortin, et de sa collègue Filomena Rotiroti, députée de Jeanne-Mance – Viger, de même que du député fédéral d’Honoré-Mercier et whip en chef du gouvernement du Canada, Pablo Rodriguez, et de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

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