UN Architecture Inc Aperçu du futur agrandissement de l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys

Les travaux d’agrandissement de l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys débuteront dans les prochains jours, et s’échelonneront jusqu’à l’automne 2019. L’école de la rue de la Gauchetière, près de la 3e avenue, à Pointe-aux-Trembles, pourra ainsi accueillir l’an prochain 175 élèves supplémentaires.

L’agrandissement totalisera plus de 1600 mètres carrés sur deux étages pour l’établissement qui accueille actuellement 295 élèves de la maternelle à la 6e année du primaire.

Il s’agit du 26e agrandissement d’école réalisé depuis 2008 par la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ), qui observe une hausse constante et soutenue de sa clientèle depuis plusieurs années. Selon le président de la CSPÎ, Miville Boudreault, le décompte officiel émis en septembre fait état d’une augmentation de 1200 élèves par rapport à l’an dernier. « Et l’an dernier on en avait 1900 de plus que l’année précédente, alors ça se poursuit », ajoute-t-il.

Le Ministère de l’Éducation prévoit 1000 élèves de plus chaque année sur le territoire de la CSPÎ, pour les sept prochaines années.

Un concept inspiré de la nature
L’agrandissement de l’École Sainte-Marguerite-Bourgeoys permettra l’ajout de huit salles de classe, d’une nouvelle bibliothèque et d’un espace cocon, dans lequel des alcôves de relaxation seront aménagées. Une grande salle polyvalente double hauteur, vitrée, permettra une connexion visuelle entre les différents niveaux et assurera une luminosité maximale.

Les « wow » fusaient du parterre, où se trouvaient des élèves de 5e année venus assister au dévoilement du projet, lorsque les concepteurs ont présenté les images colorées de leur concept inspiré d’une cabane dans un arbre.

« Nous avons voulu recréer la luminosité, la variété d’espace et la matérialité de la forêt », ont expliqué deux représentantes de la firme d’architecture, Susan Abarca et Laurence Bourbeau.

Leur volonté s’est exprimée par l’utilisation de revêtement métallique, dans les tons de jaune, argent et vert imitant le bois à l’extérieur, et un enrobage des poutres et colonnes en bois à l’intérieur.

Une terrasse verte également sera aménagée sur le toit, qui surplombera un autre espace boisé qui sera situé dans la cour de l’école.

L’agrandissement, dont le coût est estimé à près de 7,4 millions, a été rendu possible grâce à la contribution financière du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES) et à une bonification de 765 000 $ du projet initial par l’entremise du programme Réussite scolaire et développement durable.

Les travaux sont réalisés par Constructions Larco. La firme UN architecture inc. a préparé les plans, la firme d’ingénierie WSP supervisera les aspects électriques et mécaniques tandis que le Groupe GBI fera de même en ce qui touche aux structures et au génie civil.

Pas la dernière pelletée de terre

Si, avec cet agrandissement et celui en cours à l’école Montmartre, le secteur de Pointe-aux-Trembles semble désormais équipé pour faire face à la hausse de la clientèle à court terme, d’autres secteurs du territoire desservis par la commission scolaire sont en manque criant de locaux.

« Il manque 43 locaux là, aujourd’hui, s’exclame Antoine El-Khoury, directeur général de la CSPÎ. Juste pour nos besoins à l’école primaire, sans parler de la maternelle 4 ans si l’idée est implantée, c’est 97 classes supplémentaires qui sont nécessaires d’ici 2021-2022. »

Au niveau secondaire, pour 2022, il évalue les besoins à 30 locaux supplémentaires. « Et ça nous prendra 2000 places de plus d’ici 7 ans, en plus de ces 30 locaux. Entre l’an 2017 et 2027, on va avoir une augmentation de 48% au niveau secondaire », ajoute-t-il.

En septembre, la CSPÎ a envoyé 13 demandes d’agrandissement ou de construction de nouvelles écoles au Ministère, pour un total de 200 millions.

« Et c’est juste pour les 4 prochaines années, explique M. El-Khoury. À Saint-Léonard, à Rivière-des-Prairies, à Montréal-Nord, à Anjou, ça prend une nouvelle école. »

Les réponses du MÉES sont attendues pour le printemps. « S’il accepte, et nous espérons qu’il le fasse puisque nous nous basons sur leurs prévisions à eux, nous commencerons les plans et devis dès ce moment, et la construction pourra commencer un an plus tard », explique le directeur-général. Les travaux peuvent prendre jusqu’à deux ans dans certains cas; le temps presse donc, selon lui.

S’il espère des réponses positives, il s’attend toutefois à ce que le gouvernement échelonne les investissements sur plusieurs années. « On va s’adapter si c’est le cas », assure M. El-Khouri, qui rappelle que certaines écoles, à Montréal-Nord et Saint-Léonard, entre autres, n’ont ni bibliothèque ni local d’informatique car les espaces ont dû être convertis en classes.

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