Collaboration spéciale Aicha Benchaâboune.

La danseuse Aicha Benchaâboune a réalisé un de ses rêves en participant au stage de la Royal ballet school de Londres, un établissement de renommée mondiale dans le milieu de la danse classique.

Seulement quelques dizaines d’artistes sont sélectionnés chaque été sur plusieurs centaines de candidatures.

«Il est très difficile d’y entrer. Il faut avoir une grande motivation et une forte technique. Aicha a beaucoup de talent», indique Alexis Simonot, directeur artistique et fondateur de l’Académie du ballet métropolitain ainsi que professeur d’Aicha depuis plus de quatre ans.

Pendant deux semaines, les danseurs côtoient des professeurs internationaux qui leur enseignent leur savoir.

«C’est une école de très haut calibre considérée comme l’une des meilleures au monde. Ç’a été très enrichissant. Ça m’a permis d’apprendre de nouvelles choses, mais également de me comparer à des artistes de partout sur la planète», souligne Aicha.

Cette expérience n’est pas une première pour la danseuse de 17 ans. Celle-ci a déjà participé à un autre stage dans une autre école de renommée mondiale, l’Opéra national de Paris, en 2014.

«J’y ai rencontré des professeurs prestigieux dont je veux suivre l’exemple. De plus, ça m’a permis de connaître le niveau international en danse», fait savoir la Léonardoise.

Un départ tardif
Alors que de nombreuses danseuses commencent les cours de danse classique avant l’âge de 10 ans, Aicha, elle, s’est consacrée à cet art que vers l’âge de 13 ans.

«Ma mère m’a inscrite à des cours au Maroc quand j’avais trois ou quatre ans, mais c’était de la danse créative. C’est lorsque j’ai commencé l’école secondaire à Antoine-de-Saint-Exupéry que j’ai cherché une école de danse», mentionne-t-elle.

Elle a alors commencé les cours du soir et de fin de semaine à l’Académie du ballet métropolitain tout en suivant son programme de langue-études. Après un an d’effort, elle a atteint le calibre pour entrer dans le programme danse-études.

«Aicha se donne toujours à 200%. Elle est passionnée et va à fond dans tout ce qu’elle entreprend. Le fait de commencer plus tard ne l’a pas du tout nui», soutient M. Simonot.

«Le ballet demande beaucoup de persévérance et de discipline. Ça m’aide beaucoup dans ma vie de tous les jours et mes études. Ça m’aide dans l’organisation de mon emploi du temps et dans mes choix. Mes notes ont même monté», ajoute cette passionnée de danse.

L’avenir
Celle qui entrera au collège Dawson en septembre en sciences pures se penche déjà sur sa prochaine saison de danse.

Les compétitions s’enfilent, mais son objectif est de signer un contrat avec une compagnie de danse.

«Le ballet n’est pas un trip d’adolescent. C’est ma passion. Je veux faire carrière en danse. Je n’ai pas fait tous ces efforts pour rien. Je veux me rendre jusqu’au bout», déclare Aicha.

«Je suis sûr qu’elle fera carrière en danse. Juste avec sa détermination, elle y arrivera», affirme M. Simonot.

En attendant les auditions pour les compagnies de danse, Aicha se prépare pour les compétitions, notamment la Youth America Grand Prix, la plus «grosse» compétition internationale pour les adolescents.

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