Isabelle Bergeron/TC Media Le contrat de Christophe Hotte, travailleur de rue, a été reconduit pour une nouvelle année.

Depuis l’arrivée du premier travailleur de rue à Saint-Léonard, il y a un an, plus de 1000 personnes ont côtoyé Christophe Hotte, notamment pour lui demander conseil ou pour du réconfort.

Que ce soit pour des questions d’employabilité, de consommation, d’école, de sécurité ou encore d’avenir, M. Hotte a répondu à leurs interrogations ou les a référées à des organismes locaux.

«Une partie de mon travail est d’être le pont entre les citoyens marginalisés et les organismes. Toutefois, j’offre surtout de l’écoute sans jugement, peu importe le problème. Les jeunes apprécient beaucoup», souligne M. Hotte.

Habituellement réservé à une clientèle âgée entre 12 et 30 ans, M. Hotte ne s’arrête pas là. Si une personne a besoin d’aide, il va l’aider, même si c’est un aîné.
«J’ai été en contact avec plus de 1000 personnes et j’ai créé des liens plus importants avec 80 d’entre elles. Je suis ouvert à tous», souligne-t-il.

Pendant les six premiers mois, le travailleur de rue a observé son milieu. Il a appris à le connaître et est allé à la rencontre de la population. Il a notamment visité les deux écoles secondaires de Saint-Léonard et a organisé de nombreux ateliers sur le travail de rue auprès des adolescents.

Par la suite, il a commencé à lancer des projets, dont une activité de jeux vidéos à l’école Laurier-Macdonald.

«On se retrouvait une vingtaine chaque semaine pour jouer ensemble à un jeu en ligne. Ça permet de rejoindre une population qui n’est pas intéressée par les autres activités, telles que sportives ou culturelles, et qui s’isole fréquemment. Souvent après l’activité, on se parle entre nous», dit-il.

Deuxième travailleur de rue
Devant les besoins du secteur, Pact de rue, mandaté par le Collectif jeunesse de Saint-Léonard à gérer le travail de rue, a déposé une demande pour engager un second travailleur de rue sur le territoire léonardois.

«La population de Saint-Léonard augmente, notamment chez les jeunes. Il est difficile de satisfaire les besoins de tout un quartier», soutient M. Hotte.

Selon le travailleur de rue, l’ajout d’un autre intervenant permettrait de mieux répondre, notamment, à la clientèle anglophone.

«Il y a moins de services offerts aux jeunes anglophones à Saint-Léonard, peut-être parce que les besoins sont plus criants chez les francophones. Mais, ce n’est pas parce que tu es une population avec plus d’argent, que tu n’as pas de problème», fait valoir M. Hotte.

Le deuxième travailleur de rue pourrait être assigné à l’école Laurier-Macdonald et M. Hotte pourrait ainsi se concentrer sur les écoles Antoine-de-Saint-Exupéry et Ferland.

En attendant la réponse du Collectif jeunesse, M. Hotte espère reconduire et bonifier son atelier de jeux vidéos à d’autres écoles. De plus, il aimerait bien s’inspirer des activités qui se font ailleurs, telles que des soupers de gars ou de filles, pour les amener dans le quartier.

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