Archives TC Media La discrimination dans le milieu de l'emploi est fréquent chez les immigrants, estiment des organismes de Saint-Léonard.

La discrimination des employeurs envers les immigrants est présente à Saint-Léonard affirment des organismes, institutions et citoyens du secteur et ils ont décidé d’en faire l’un de leurs chevaux de bataille.

Dans le cadre du Forum de développement social de Saint-Léonard, une vingtaine de participants ont déterminé les deux objectifs qu’il faudrait réaliser au cours des cinq prochaines années pour ce qui a trait à l’emploi chez les immigrants scolarisés et qualifiés.

Pour tenter de diminuer le taux de chômage chez les immigrants, qui se situe à 11% au Québec contre 7,2% pour la population non-immigrante, les participants souhaitent diminuer les préjugés à l’égard des immigrants.

«Il faudrait changer le comportement des employeurs afin de favoriser l’emploi chez la population immigrante», souligne une résidente qui a immigré au Québec il y a quelques années et qui n’a toujours pas trouvé d’emploi dans son domaine d’expertise.

Mohammed Ayman Nechchad a ajouté que les changements de comportement devaient être fait autant chez les employeurs que les employés.

«Les actions et habitudes du pays d’origine d’un immigrant ne sont pas toutes présentes ici. Au Maroc, les commerces ferment pendant l’heure de la prière. Un employé ne pourrait pas, au Québec, arrêter de travailler pour aller prier à l’arrière du magasin. Il doit s’intégrer», fait-il valoir.

Finalement, les participants souhaitent accélérer le processus d’intégration des immigrants à l’emploi. Selon Roberto Labarca, de l’Association des immigrants de l’est de Montréal, la moyenne d’intégration à l’emploi est d’environ cinq ans.

«C’est raisonnable et réalisable de le faire en deux ans pour les immigrants scolarisés, qualifiés et qui parlent le français. J’ai côtoyé des immigrants qui leur a fallu que quelques mois pour se trouver un emploi», indique-t-il.

Une deuxième séance de travail sur l’emploi aura lieu le 19 octobre afin de déterminer les actions qui permettront de réaliser ces deux objectifs d’ici 2021.

Séances de travail
Les objectifs à réaliser dans la sécurité des transports seront discutés le 26 septembre, à 16h, au pavillon du parc Ferland. Pour ce qui touche la scolarisation des jeunes du secteur francophone, ils seront réfléchis le 29 septembre, à 8h30, à la mezzanine de l’aréna Martin-Brodeur.

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