Photo gracieuseté/Catherine Alègre Une quarantaine de jeunes va recevoir des bourses de 250 $ et 500 $ pour encourager la poursuite des études.

La société Saint-Vincent-de-Paul de Montréal a lancé une campagne de sociofinancement pour son opération Bonne Mine. L’organisme a finalement reçu près du double de la somme demandée.

« C’est un succès et nous sommes très contents du résultat. C’est la première fois qu’on fait une campagne de sociofinancement et on est très agréablement surpris », se réjouit Charlotte Bichon, la coordonnatrice aux communications de la société Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) de Montréal.

Le 7 février dernier, l’organisation de bienfaisance a lancé un appel à la contribution pour collecter 5000 $ afin de financer son opération Bonne Mine, un programme d’incitation à la persévérance scolaire. La campagne mise en ligne sur le site La Ruche s’est terminée ce lundi 20 mars et la SSVP a finalement reçu 9005 $, soit 180 % de la somme réclamée initialement.

« Merci d’avoir été engagé dans la réussite de cet objectif, de soutenir la persévérance scolaire et d’aider les jeunes à réaliser leurs rêves », a salué l’organisation dans un message adressé aux donateurs sur sa page Facebook.

Ces fonds vont permettre d’offrir des bourses à des élèves de primaires et de secondaires issus de milieux défavorisés qui brillent malgré tout par leurs efforts scolaires. Des chèques de 250 $ et de 500 $ seront remis à ces enfants lors d’un gala au mois de juin.

« Ils vont pouvoir financer des projets personnels avec cet argent. Au-delà de la récompense, on veut les encourager à poursuivre leurs études. L’objectif est de donner un gros message positif », explique Charlotte Bichon.

L’opération Bonne Mine a été lancée en 1994 pour lutter contre le décrochage scolaire. Si l’abandon précoce des études a largement reculé depuis une quinzaine d’années, ce sont encore en majorité les jeunes issus de milieux défavorisés qui quittent prématurément les bancs de l’école.

Pour « vaincre les statistiques », la SSVP a donc développé un programme en trois phases qui est mis en œuvre chaque année. La première étape est une aide financière accordée sous forme de coupons aux familles en difficulté pour acheter les fournitures lors de la rentrée. Le deuxième est une incitation à la persévérance par le développement de sorties culturelles, d’expériences sociales et de projets artistiques pour compenser les inégalités dans l’accès à ces activités coûteuses. La troisième phase est donc cette récompense accordée avant l’été aux enfants qui ont réussi leur année scolaire.

Ce sont leurs professeurs qui sont invités à envoyer les candidatures des élèves. En 23 ans, plus de 48 000 jeunes de la métropole montréalaise ont bénéficié des services de cette opération.

Grâce au soutien des 72 donateurs qui se sont impliqués dans cette campagne de sociofinancement, le nombre de bénéficiaires pour cette année a été élargi par la SSVP. « Comme nous avons dépassé le montant espéré, l’idée c’est d’aider des jeunes en plus », indique Charlotte Bichon.

L’organisation continue de recevoir les candidatures et va établir sa liste des récompenses à la mi-avril. En tout, ce sont environ quarante enfants qui vont recevoir des bourses de la SSVP cette année.

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