Audrey Gauthier/TC Media Intervenants jeunesse, membres d'établissement scolaire, policiers, une vingtaine de personnes ont voulu s'informer sur l'exploitation sexuelle.

Afin de mieux s’outiller dans la lutte contre l’exploitation sexuelle, mais surtout pour prévenir ces crimes dans la jeunesse léonardoise, intervenants, institutions et organismes du milieu ont suivi une conférence sur le sujet.

Cette conférence ne vient pas répondre à une recrudescence des crimes sexuels dans l’arrondissement, rassure l’agente sociocommunautaire de Saint-Léonard, Julie Mazerolle, mais bien d’un désir de mieux s’informer sur le dossier par les intervenants locaux. C’est pourquoi Mme Mazerolle a organisé une conférence avec deux agentes de concertation de la section des crimes majeurs, services des enquêtes spécialisés à la lutte au proxénétisme et traite des personnes.

Pendant plus de trois heures, les deux policières ont touché de nombreux aspects de l’exploitation sexuelle, des trucs des souteneurs pour attirer les filles dans leur filet au profil des victimes et des clients.

«Rien n’est à l’épreuve des souteneurs. Toutes les stratégies sont bonnes pour aller chercher des victimes, de la fille de diplomate ou de policier à celle qui vit des troubles familiaux», indique Josée Mensales, du SPVM.

«Tout le monde est à risque d’exploitation sexuelle» -Maude Joanisse, animatrice sociale de la maison de jeunes Le Zénith de Saint-Léonard

La vingtaine de participants à la conférence en ont appris beaucoup sur ce milieu, qui en a même surpris quelques-uns.

«Ça nous a permis de voir et de savoir reconnaître ces situations. Ça m’a confirmé qu’il y a un besoin pour des programmes ou des projets, notamment, sur l’empowerment chez les filles, la question du respect entre les personnes, sur ce qu’est une relation saine de couple dans notre établissement», indique Bobbie Variantzas, de l’école secondaire Laurier Macdonald, ajoutant qu’elle est prête à aller à son école et dire ce qu’il manque pour venir en aide aux élèves.

«Ça nous a donné des trucs et des outils pour réagir à ces situations. Ça nous a également démontré que notre activité avec la sexologue est très importante et qu’il faut continuer à parler avec la jeunesse de ce sujet», ajoute Sabrina Abdeddaim, coordonnatrice de la maison de jeunes Le Zénith de Saint-Léonard.

Le projet Les Survivantes
En 2011, le SPVM a lancé le projet Les Survivantes qui a comme mandat la prévention et la sensibilisation au phénomène de la prostitution et de la traite, volet exploitation sexuelle. L’objectif est de faire prendre conscience aux personnes vulnérables de la façon d’opérer des souteneurs et leur permettre de réaliser qu’elles sont sous l’emprise de ceux-ci et d’offrir une ressource supplémentaire et un soutien aux institutions et intervenants.

Trois ans après l’implantation du projet, le nombre de plaintes et signalement d’exploitation sexuelle auprès du SPVM a quintuplé, souligne l’agente Mensales.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!