Audrey Gauthier/TC Media Un total de 26 élèves de quatrième année ont pris part au projet Mon histoire familiale.

Une trentaine d’élèves de l’école primaire La Dauversière sont allés à la découverte de leur histoire familiale, notamment en écrivant sur leur trésor de famille, mais surtout en questionnant leurs parents sur leur passé.

Inspiré d’un projet de l’Université de Montréal, la classe de Mme Hélène a écrit des textes répondant à des thèmes précis, tels que mon portrait de famille, mon avenir et mes amis, pour ensuite les insérer dans un recueil.

«Ça favorise l’écriture dans un contexte significatif pour les élèves. Ils écrivent quelque chose qui fait partie de leur histoire», indique l’enseignante de quatrième année, Mme Hélène.

En plus de développer leur aptitude en écriture, le projet a permis à de nombreux enfants de découvrir les raisons ayant motivé leurs parents à s’établir au Québec.

«Nous voulions développer le sentiment d’identité chez l’enfant. Qu’il sache d’où il vient, qu’il prenne connaissance des sacrifices de ses parents et de créer des liens avec son pays d’origine. C’est en sachant d’où il vient qu’il saura où il ira plus tard», indique Marie-Ève Langlois, agente de concertation École-Famille-Communauté, qui a collaboré au projet.

Adam et Manel ont appris beaucoup sur leur famille grâce à l’écriture de leur livre.

Pour Adam, la découverte des raisons qui ont poussé ses parents à quitter l’Algérie a changé sa façon de voir l’école.

«Mes parents ne sont pas venus au Canada pour visiter le pays. Ils sont venus ici pour que j’aie une bonne éducation et un bon travail», souligne l’élève, qui est depuis encore plus motivé à l’école.

Pour Manel, ce travail lui a permis de se rapprocher de ses parents, qui ont quitté l’Algérie pour offrir une meilleure qualité de vie à leur enfant.

«Aujourd’hui, elle nous pose beaucoup de questions sur son passé et le nôtre, mais également sur notre travail et notre vie. Elle veut voir des photos et vidéos pour savoir comment tout à commencer pour notre famille. C’est très plaisant», reconnaît M. Gamassi, le père de Manel.

À l’aide de ce projet, Mme Hélène a remarqué une plus grande motivation d’apprendre chez ses élèves, autant sur des sujets touchant l’enseignement scolaire que sur leur famille.

Le projet universitaire
L’Université de Montréal a implanté un projet de recherche action en 2011 et 2012 dans des classes d’accueil recevant de jeunes allophones immigrants ou en classe ordinaire avec soutien linguistique, et auprès de leurs parents. Il s’agissait de mettre en œuvre des ateliers d’écriture d’un livre portant sur leurs histoires familiales.

Ce livre représente, pour les jeunes qui l’écrivent, un soutien à l’apprentissage du français écrit, mais aussi un symbole de leur insertion au Québec et un lien entre leur passé, leur présent et leur avenir.

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!