Audrey Gauthier/TC Media Sonia Gabriel et Noémie Omotuenmhen tentent de partager le plaisir à la lecture aux élèves du centre Ferland.

Noémie Omotuenmhen se rend tous les mardis au centre Ferland, plus précisément à la bibliothèque de l’établissement scolaire. Elle n’y va pas pour y faire ses devoirs, mais pour rencontrer les étudiants et développer leur aptitude à la lecture.

Depuis le mois d’octobre, Noémie Omotuenmhen se rend au centre d’éducation des adultes de Saint-Léonard chaque semaine à l’heure des repas et en après-midi pour animer des ateliers de lecture thématique. Tatouage, cuisine, astronomie, Noël, les sujets traités ont tous été choisis par les élèves.

«J’arrive vers 11h45 et nous feuilletons des livres sur des thèmes qui les intéressent. Lors d’un atelier sur le tatouage, nous avons eu un débat sur ça et plusieurs d’entre eux avaient des questions. Ils ont lu sur le sujet», présente Mme Omotuenmhen, intervenante jeunesse.

«Nous voulons initier les jeunes à la lecture. Peu importe comment c’est fait. La lecture c’est important, autant pour comprendre un contrat de cellulaire ou des assurances qu’à l’école. Il faut développer des techniques qui vont améliorer leurs compétences», ajoute Sonia Gabriel, coordonnatrice des programmes jeunesse de Saint-Léonard au YMCA du Québec, organisme porteur du projet au centre Ferland.

Pour l’organisme, il était important d’améliorer les aptitudes de lecture des jeunes adultes.

«C’est prouver que les personnes âgées de 16 à 21 ans ont des lacunes importantes en lecture, surtout chez les hommes. Avec ces ateliers, nous allons les chercher et montrer que c’est possible de lire sans que ce soit pénible», indique Mme Gabriel.

«Nous avons rénové notre bibliothèque pour y ramener les élèves. L’endroit était peu fréquenté et c’est encore un défi de les y attirer. On voit déjà que le changement d’environnement incite les jeunes à venir», souligne Marjorie Blouin, directrice au centre Ferland, qui espère que le programme de lecture aura aussi un impact sur les 223 élèves de l’établissement scolaire.

L’an deux
Le projet pilote a été testé au centre Ferland au printemps dernier et se poursuit cet automne. Les responsables du programme souhaitent le faire évoluer afin de partager le plaisir de la lecture au plus grand nombre.

«Nous sommes encore à l’étape de construire le service, mais nous aimerions le développer. Nous pourrions organiser des rencontres avec des auteurs et écrivains, comme des bédéistes, ou organiser des salons du livre où les élèves présenteraient leurs livres préférés», envisage Mme Gabriel.

Ayant un partenariat avec la Zone 16-24, le programme pourrait également développer un angle vidéo ou audio.

«Nous pourrions créer des vidéos sur YouTube, comme des Vlog où les jeunes feraient la critique de livres», suggère Mme Omotuenmhen.

«Je voudrais également que les jeunes produisent des livres audio. Ils liraient des livres à voix haute et nous les enregistrerions. Par la suite, nous pourrions partager ces documents dans les écoles primaires et les centres d’hébergement et de soins de longue durée du quartier», ajoute Mme Gabriel.

Le programme, mis en place grâce à un financement du Réseau réussite Montréal, se poursuivra jusqu’à la fin de l’année scolaire au centre Ferland et pourrait revenir l’année prochaine.

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