Archives TC Media Les performances des élèves de l'école Antoine-de-Saint-Exupéry s'améliorent d'année en d'année.

L’école Antoine-de-Saint-Exupéry est en pleine progression alors que l’Institut Fraser remarque une «amélioration significative» de la performance du seul établissement scolaire francophone de niveau secondaire à Saint-Léonard.

Selon le Bulletin des écoles secondaires du Québec 2017 de l’Institut Fraser, l’école du boulevard Robert est passée d’une cote globale de 5,2, en 2012, à 6,1, en 2016, soit une augmentation de 0,9 point. De ce fait, elle se classe en deuxième position des établissements scolaires secondaires à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, derrière l’école Henri-Bourassa, de Montréal-Nord, qui obtient une cote de 6,3, sur une possibilité maximale de 10 points.

«Je suis content des résultats. Ce classement confirme ce que nous voyons à l’école depuis quelques années», indique le directeur de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, Luc Noël.

Les progrès ont aussi été constatés dans les résultats des épreuves provinciales dans les matières de base, soit le français, l’anglais, la science, les mathématiques et l’histoire. Le taux d’échec dans les cinq disciplines s’est également amélioré alors qu’il a diminué de plus de la moitié en cinq ans, passant de 32,4, en 2012, à 15,2, en 2016.

«Selon les indicateurs de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ), nous avons eu un taux de diplomation de 80% pour l’année scolaire 2016-2017», se réjouit M. Noël, atteignant ainsi les cibles 2020 du ministère de l’Éducation.

TC Media a joint la CSPÎ qui a refusé de commenter le classement.

La clé du succès
Pour le directeur, le secret du succès se résume en un travail continu de la part des enseignants, de l’équipe-école et du personnel de l’établissement pour bien encadrer les élèves et leur offrir un milieu stimulant.

«L’école ne doit pas être seulement un endroit d’études. Elle doit être un lieu où l’on peut s’accomplir autrement. C’est pour cela que nous offrons des activités sportives. Nous avons aussi des troupes de théâtre et d’improvisation en plus de différents projets», mentionne M. Noël.

Un autre facteur qui aide à la réussite des élèves est que l’équipe-école croit dans les compétences de ses jeunes, estime le directeur.

«Selon un sondage, un enseignant sur deux au Québec ne croit pas que son élève peut réussir. Nous, nous y croyons et on met beaucoup de temps pour l’aider et bien l’encadrer, tout en lui offrant un climat sein et sécuritaire», lance M. Noël.

L’école Antoine-de-Saint-Exupéry est sur une bonne voie, pense le directeur, et elle ne doit pas s’arrêter là.

«Nous devons continuer le travail, mais aller plus loin. Il faut toujours évaluer nos projets et s’ajuster pour qu’ils soient efficaces», lance-t-il.

Privé et public
Le sommet du classement de l’Institut Fraser est monopolisé par des établissements privés. Une situation qui ne décourage pas le directeur de l’école publique Antoine-de-Saint-Exupéry.

«Ça prouve que nous réussissons à tirer notre épingle du jeu. Les écoles privées sélectionnent tous leurs élèves. Nous, ce n’est pas le cas. Nous avons un programme particulier qui demande une sélection, mais ça ne correspond qu’à 25% de notre bassin et nos critères sont beaucoup plus souples», affirme Luc Noël, directeur de l’établissement scolaire.

Selon le Bulletin des écoles secondaires du Québec 2017 de l’Institut Fraser, les cinq meilleures écoles dans la province proviennent du secteur privé et sont toutes situées à Montréal.

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