Pour une troisième année consécutive, les ventes augmentent sur le marché immobilier à Montréal. Alors que les copropriétés ont la côte à Montréal, l’unifamilial tire son épingle du jeu à Saint-Léonard.

C’est du moins l’avis de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) après la publication des statistiques du marché immobilier résidentiel pour l’année 2017 pour l’ensemble de la région métropolitaine de Montréal compilées à partir de la base de données provinciale Centris.

Ainsi, de 2016 à 2017, le nombre total de propriétés vendues sur l’île de Montréal est passé de 15 986 à 17 738, soit une augmentation de 11%.

En regardant de plus près les nombres présentés par type de propriété, la tendance semble favoriser les copropriétés, surtout dans les arrondissements centraux.
En effet, dans le Plateau-Mont-Royal et Rosemont – La Petite-Patrie, c’est la vente de copropriété qui prend la part du lion des statistiques, ayant augmenté respectivement de 21 % et 16 % durant la dernière année.

«C’est une question d’offre et de demande. La copropriété a le vent dans les voiles. Nous sommes récemment sortis d’une période durant laquelle nous connaissions un marché d’acheteur, avec des copropriétés en surplus, mais cela s’est aujourd’hui résorbé», explique Paul Cardinal, directeur de l’analyse de marché à la CIGM.

Toutefois, ce sont les maisons unifamiliales et les plex qui rapportent le plus, leur valeur augmentant plus rapidement que celle des copropriétés. Sur l’île de Montréal, le prix médian des copropriétés unifamiliales a grimpé de 8 %, passant de 415 000$ à 448 000$ dans la dernière année. Celui des plex est passé de 485 000$ à 517 250$, soit une augmentation de 7 %. Enfin, le prix médian des copropriétés aura lui aussi grandi, passant de 285 000 $ à 296 000$ de 2016 à 2017, une croissance de 4 %.

«La rareté fait que les maisons unifamiliales et les plex valent de plus en plus cher. Il ne s’en construit plus et ne s’en construira plus d’ailleurs. La Ville veut favoriser la densification et les propriétaires de terrains veulent améliorer le rendement, donc la plupart des nouvelles constructions seront des copropriétés», assure M. Cardinal.

Tendance inversée
Comparativement à l’île de Montréal, Saint-Léonard a connu une baisse des ventes de copropriétés en 2017, soit une diminution de 14%, la plus importante à Montréal.

«L’arrivée de quelques projets immobiliers de condos neufs explique la diminution dans le marché de la revente. Ce n’est pas parce que la demande en copropriété à Saint-Léonard n’est pas bonne, c’est seulement qu’il y a eu une forte compétition avec le marché existant», indique M. Cardinal.

Malgré cette importante baisse, le marché immobilier de Saint-Léonard se porte bien. En effet, il a connu une hausse de 7% de ses ventes, toutes catégories confondues. Ce sont les maisons unifamiliales qui ont la côte avec une augmentation de 22%.

«La demande est au rendez-vous autant dans l’unifamiliale que le plex, qui connaît une hausse de 14%. C’est juste la copropriété qui est une exception à Saint-Léonard», mentionne M. Cardinal.

La valeur des maisons unifamiliales a connu une forte augmentation avec une hausse de 10% du prix médian, passant de 395 000$ à 434 950$. Le plex suit de près avec une hausse de 8%, passant de 560 000$ à 603 750$. Même le condo a connu une légère augmentation, soit de 1%, passant de 233 750$ à 235 000$.

En collaboration avec Audrey Gauthier

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