Collaboration spéciale La pièce Pygmalion s'arrêtera à Saint-Léonard, dans le cadre de sa programmation culturelle.

Les spectateurs de la pièce Pygmalion, présentée bientôt à Saint-Léonard, découvriront une œuvre d’un «humour mordant», mettant en scène le joual typique de Montréal à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale.

Martin Lavigne, directeur artistique de La Comédie humaine, voulait présenter l’oeuvre originale de George Bernard Shaw, mais en y mettant une touche québécoise.

«Dans les traductions faites de la pièce, le langage restait propre. Pour illustrer le niveau de langue, je voulais aller d’un extrême à l’autre. Pas du québécois au français international, mais du joual au français international», indique M. Lavigne, qui est également le metteur en scène et l’adaptateur de l’œuvre de M. Shaw.

Voulant inscrire la pièce dans une histoire riche de Montréal, l’artiste a cherché la meilleure époque pour son adaptation.

«Shaw était un auteur engagé, notamment dans les valeurs sociétales, et je voyais plusieurs portes ouvertes dans le texte pour des références historiques de Montréal. J’ai choisi 1938, car c’est là qu’on retrouve Maurice Duplessis, la Poune, Gratien Gélinas, etc. De plus, c’était une époque où l’on prônait le bon « perlé »», souligne M. Lavigne.

Une nouvelle pièce
L’adaptation libre de M. Lavigne propose de nombreux modifications et ajouts qui donne une nouvelle perspective à l’œuvre de Shaw, estime le metteur en scène.

«J’ai changé 80% des répliques et écrit de nouvelles scènes pour qu’on puisse voir l’évolution du personnage principal dans son apprentissage. La trame reste la même, mais avec un rythme plus vif, énergique et dynamique. Il y a également une finale qui en surprendra plusieurs», laisse entendre M. Lavigne, ajoutant que même la trame sonore de la pièce est importante.

Présentée pour la première fois en 1914, l’œuvre est toujours d’actualité estime M. Lavigne.

«Elle met en lumière des réalités percutantes encore d’actualité, comme le jugement sur les riches, les pauvres, les hommes et les femmes. De plus, elle est également accessible à toutes les communautés culturelles, même si elle est en joual. Les acteurs prononcent bien et c’est très audible. De plus, il y a quelque chose de multiethnique dans le joual qui est une langue dont il faut découvrir toutes les couleurs», observe-t-il.

Cette pièce a été lancée au Québec en octobre 2017 et poursuivra sa tournée jusqu’en mai 2018. Elle s’arrêtera au théâtre Mirella et Lino Saputo, à Saint-Léonard, le 2 mars.

Pour se procurer des billets pour la représentation au Centre Leonardo Da Vinci, on visite le culturesaintleonard.com.

Plusieurs adaptations
La pièce Pygmalion de l’auteur George Bernard Shaw n’en est pas à sa première adaptation. La comédie musicale My Fair lady est une œuvre inspirée de celle de M. Shaw. Celle-ci a d’ailleurs connu un succès mondial.

Qu’est-ce que Pygmalion?
Élisa est une jeune fleuriste itinérante issue du quartier Faubourg à m’lasse, extravertie, entêtée, rusée et orgueilleuse qui n’a pas la langue dans sa poche. Cette chatte de gouttière à la répartie facile veut apprendre à mieux parler pour travailler dans un magasin de fleurs et quitter la rue. Elle croisera le professeur Higgins, un homme froid et indépendant, qui acceptera le défi de faire de cette enfant de ruelle, une princesse.

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