La demande est continuelle chez Horizon Carrière pour le programme destiné aux demandeurs d’asile, qui leur permet d’établir leurs premiers repères et de s’intégrer sur le marché du travail québécois.

Depuis la création de son programme à la fin du mois de janvier, Horizon Carrière compte 72 inscriptions. Près de la moitié des clients ont atteint le marché du travail. C’est la conseillère en emploi et responsable du programme, Alison Cieslar, qui s’entretient régulièrement sans rendez-vous avec les nouveaux immigrants.

Elle se trouve à être l’une des premières personnes ressources qui rencontrent les demandeurs d’asile. « C’est sûr que moi, c’est surtout l’urgence et la précarité qui ressortent beaucoup des évaluations », ajoute Mme Cieslar.

L’implication de Mme Cieslar dans l’intégration de ces immigrants est centrale. De les référer à des services juridiques, à plancher sur leur curriculum vitae, en passant par l’accompagnement à des entrevues; celle-ci les soutient sur toute la ligne.

« Imaginez, vous arrivez dans un pays et dans 20 mois, parfois plus, vous allez savoir si vous aurez le droit de demander la résidence ou si vous devrez repartir du pays. »

Alison Cieslar, conseillère en emploi chez Horizon Carrière

Même s’ils n’ont pas accès au milieu de l’éducation, les offres sont multiples pour les demandeurs d’asile. « Par rapport aux employeurs, c’est très bien reçu quand même parce que mine de rien, on manque de main d’œuvre au Québec », souligne Mme Cieslar.

Les usines de production, tout comme le service à la clientèle, représentent un choix de prédilection pour les demandeurs d’asile. L’usine d’Olymel a entre autres collaboré avec Horizon Carrière au cours des derniers mois. À Saint-Léonard, nombreux ont trouvé preneur comme préposé aux bénéficiaires, nécessitant peu de qualifications.

Bien entendu leur intégration ne se passe pas toujours comme prévu, alors que plusieurs n’ont jamais eu la chance d’avoir un emploi quelconque auparavant.

Une distinction importante

Le programme offert par Horizon Carrière aux demandeurs d’asile vise un groupe largement différent que celui s’adressant aux nouveaux arrivants. Ces derniers ont déjà leurs papiers légaux et touchent pendant leurs trois premiers mois en sol québécois l’aide sociale.

« [Les demandeurs d’asile] ne peuvent pas repartir aux études. Ils n’ont pas de statut légal. Ils ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête », déplore Alison Cieslar.

Plusieurs variables influent sur la popularité du programme. Les demandeurs doivent obtenir un permis de travail avant d’obtenir l’aide d’Alison Cieslar. Chose faite, de nouveaux clients sont traités et le bouche-à-oreille se met en marche.

N’ayant pas de financement, Horizon Carrière n’en est toujours pas à publiciser ses programmes. Toutefois, Mme Cieslar ne nie pas que des travailleurs de terrain permettraient d’aller chercher une plus grande clientèle. « Ces personnes sont dans les mêmes quartiers. C’est très concentré les lieux de résidences de demandeurs d’asile », reconnaît la conseillère.

Pays d’origine des demandeurs

Haïti

République démocratique du Congo

Sénégal

Angola

Nigeria

Langues parlées (pourcentage approximatif)

Français: 75%

Anglais: 25%

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