Marc-André Donato Les festival a été créé en 1994.

La Semaine italienne célèbrera en grandes pompes ses 25 ans dès le 3 août. Retour sur l’évolution d’un festival qui a su faire sa place à Montréal.

Josie Verrillo, directrice générale de la Semaine italienne, en est à sa 20e édition. Inutile de dire qu’elle a vu grandir l’évènement. « C’est sûr qu’il y a une petite touche personnelle », a-t-elle affirmé avec un brin de fierté en entrevue avec Le Progrès.

Les cinq premières années, une seule personne travaillait sur l’évènement, et ce, à temps partiel, six mois par année. Depuis l’arrivée de Mme Verrillo, les festivités ont continué chaque année d’attirer de plus en plus de curieux.

Auparavant, la Semaine italienne ne se déroulait que dans trois endroits dont au Square Dorchester au au Vieux-Port de Montréal. Le festival se noyait parmi la foule d’événements qui prenaient place au centre-ville et le quartier comptait surtout des touristes. À Saint-Léonard, la Semaine a quitté le parc Delorme à la construction de Centre Leonardo da Vinci et l’aménagement du parc Wilfrid-Bastien.

L’heure était donc au changement alors que plusieurs autres secteurs démontraient leur intérêt pour accueillir la Semaine italienne. « On a pensé qu’il y avait des Italiens un peu partout sur l’île de Montréal et on a commencé à avoir des demandes », souligne Mme Verrillo. Si l’arrondissement de LaSalle a été l’un des premiers à se manifester, l’ajout de la Petite Italie a eu un effet remarquable au niveau de l’achalandage au début des années 2000.

En 2017, Laval a accueilli les festivités pour la première fois.

« La grande force de la Semaine italienne, c’est l’ouverture sur les autres communautés »,

Nicola Di Iorio, député fédéral de la circonscription de Saint-Léonard— Saint-Michel

Affinités culturelles

Nicola Di Iorio, député fédéral de la circonscription de Saint-Léonard— Saint-Michel, rappelle que malgré une arrivée houleuse au début des années 60, la communauté italienne s’est particulièrement bien intégrée. Il souligne des ressemblances entre la culture montréalaise et italienne. Outre des références langagières, « les affinités de culture, l’importance de la tradition, de la famille et de l’attachement à la communauté » ont aidé à la cause.

« Tous les Québécois assistent à cette semaine-là. Ça permet de faire découvrir non seulement une région d’Italie chaque année, mais aussi la mode et la gastronomie. Filomena Rotiroti, députée provinciale dans Jeanne-Mance-Viger. Ses parents sont nés dans la région de Calabre en Italie et ont ensuite émigré au Canada. Ceux-ci ont tenu à transmettre la culture italienne à leurs deux enfants.

Pour Dominic Perri, conseiller de Ville à l’arrondissement de Saint-Léonard. Le sentiment d’inclusion et le besoin de la communauté à faire valoir ses racines expliquent le succès de la Semaine italienne. « L’exposition des produits locaux, dont gastronomiques, je pense que pour nous c’est un acquis, on les connait, mais c’est pour les faire connaître aux autres », indique-t-il.

Les trois politiciens s’entendent pour dire que le spectacle d’opéra qui clôt la Semaine est marquant chaque année, pour ses jeux de lumière et la beauté de la scène. « C’est toujours un moment très attendu », indique la députée provinciale. Le soir du 12 août, c’est La Bohème de Giacomo Puccini qui sera présentée.

Si 500 000 personnes ont profité de la Semaine italienne l’année passée, Josie Verrillo espère en attirer entre 20 et 25 000 de plus en 2018, si Dame Nature offre sa collaboration.

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