Pacophoto.ca À la suite de son diagnostic de cancer du sein, Joane Daoust a découvert les services qu’offrent les « Anges », un salon de coiffure léonardois spécialisé en prothèses capillaires.

Une des étapes les plus difficiles pour une femme qui reçoit un diagnostic de cancer est celle de la chimiothérapie. Pour plusieurs, elle est synonyme de la perte d’un des symboles les plus importants de leur féminité : leurs cheveux. Si Joane Daoust a réussi à passer à travers le nuage gris qui s’est suspendue au-dessus d’elle, en mai 2011, elle confie qu’une partie est attribuée au réconfort trouvé en Kathy Roy et Sylvie Bourget, du salon de coiffure « Les Anges de la coiffure », à Saint-Léonard.

C’est lorsqu’elle a appris que sa chimiothérapie était devancée de deux semaines que Mme Daoust a découvert les services qu’offrent les « Anges », un salon de coiffure léonardois spécialisé en prothèses capillaires.

Dès qu’elle a appris son diagnostic de cancer du sein, Mme Daoust savait qu’elle devrait magasiner une prothèse.

« J’étais paniquée lorsque j’ai su que ça arrivait plus tôt que prévu. On m’a parlé du salon et j’ai fait mes recherches sur Internet. Leur site m’a tout de suite interpellée. Je leur ai téléphoné en pleurant, car ma chimio était un vendredi et dans ma tête mes cheveux tombaient le lendemain », raconte celle qui est infirmière de profession.

« Je me souviens, c’est Sylvie qui avait répondu. Elle m’a calmée et m’a expliqué qu’en moyenne ça prend 14 jours avant que les cheveux tombent après le premier traitement. Elle m’a fixé un rendez-vous au salon le mardi suivant », mentionne-t-elle.

Quelques jours plus tard, elle se rend au salon pour sa première rencontre. L’accueil, l’ambiance et l’amour qu’ont les deux propriétaires pour leur métier ont mis rapidement Mme Daoust à l’aise.

Venue avec son mari, la femme se souvient avoir passé près de deux heures pour trouver la prothèse parfaite, celle qui était comme ses cheveux.

« J’ai décidé de porter une prothèse surtout par crainte du regard des autres. Moi, je l’acceptais que j’étais malade, mais je ne voulais pas que l’adjectif me colle. Lorsqu’on voit que quelqu’un n’a plus de cheveux, non seulement les gens se disent que la personne est malade, mais souvent ils pensent qu’elle n’est plus la même », dit-elle.

Soutien et réconfort

Mme Daoust n’a que de bons mots pour le travail de Mmes Roy et Bourget durant cette étape de sa vie.
« Ce qu’elles font c’est exceptionnel. Les gens qui savaient que j’avais commencé les traitements pensaient que je n’avais pas perdu mes cheveux et ceux à qui je n’avais pas dit que j’étais malade, ne pouvaient même pas s’en douter », indique-t-elle.
Avant l’installation de sa prothèse, elle a pris une grande décision, celle de se faire raser. Un moment-choc dans tout le processus avoue-t-elle.
Aujourd’hui, un an et demi plus tard, Mme Daoust continue à recourir aux services des « Anges. »
« Lorsque mes cheveux ont repoussé, c’était clair que je revenais ici. Chaque fois que je viens, je me sens bien ».
Le gros nuage qui s’était posé sur elle s’atténue et malgré les moments difficiles, Mme Daoust retient beaucoup de positif de cette épreuve.
« Quand tu as le cancer, ta vie s’arrête, mais celle des autres continue. Tu réalises beaucoup de choses avec du recul. Moi, mon cinq ans [de rémission], je n’y pense pas. Je vis ici et maintenant. Je sais que c’est facile à dire qu’il faut vivre le moment présent et que les petits bonheurs de la vie, il faut en profiter, mais moi, c’est ma perception et je suis consciente que celle-ci dépend souvent de notre condition » conclut-elle.

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