Pacophoto L’équipe du salon « Les Anges de la coiffure » apporte son soutien aux femmes qui reçoivent un diagnostic de cancer à travers la réalisation de prothèses capillaires.

Lorsqu’une femme reçoit un diagnostic de cancer, c’est le début d’une grande épreuve. L’annonce de la perte des cheveux à la suite des traitements de chimiothérapie devient souvent la goutte qui fait déborder le vase. À Saint-Léonard, Sylvie Bourget et Kathy Roy, propriétaires du salon « Les Anges de la coiffure » apportent leur soutien à ces femmes, à travers la réalisation de prothèses capillaires.

Les deux entrepreneures ont une mission bien définie : faire sentir belle et bien dans leur peau celles qui franchissent la porte de leur salon.

« Nous sommes spécialisée et traitons les différents types de problèmes capillaires, mais un grand pourcentage de notre clientèle c’est des femmes ayant eu un cancer », indiquent-elles.

Leur travail va beaucoup plus loin que la pose d’une prothèse. Lorsqu’elles accueillent une personne, elles l’accompagnent dans les différentes étapes qu’exige la réalisation de leur perruque.

« C’est un travail de cœur. Des fois, il nous arrive d’avoir une boule dans la gorge, car les clientes vont souvent se confier à nous. Les femmes qui viennent nous voir à la suite de l’annonce d’un cancer ne veulent pas nécessairement que tout le monde le sache. Elles veulent trouver une prothèse qui ressemble le plus à leurs cheveux naturels », mentionne Mme Bourget.

Les « Anges » offrent une première consultation, en cabinet privé, durant laquelle elles expliquent les différentes options. Par la suite, elles fixeront un deuxième rendez-vous au cours duquel elles procéderont à la pose de la prothèse choisie.

« En général, notre travail est facile, car on les rend heureuses. Le plus difficile c’est de réaliser qu’on fait partie du processus », confie Mme Bourget, ajoutant que ce qui est important pour elles c’est d’être à l’écoute de la cliente sans se laisse emporter dans l’émotion.

Faire confiance

Une grande partie du travail qu’elles accomplissent repose sur la confiance.

« Lorsqu’une cliente vient nous voir, on veut qu’elle se sente à l’aise. On sait qu’il va y avoir des moments plus émotifs que d’autres, c’est important pour nous de les faire se sentir bien », explique Mme Roy.

« Lorsqu’elles choisissent de se raser les cheveux avant la pose de la prothèse, on va leur parler. On sait que c’est un choc de se voir sans cheveux. Souvent, c’est également un moment où on va souligner la beauté de leurs traits. C’est tout de même un moment où on voit leur vraie beauté, parfois ça les soulage », renchérit Mme Bourget.

Bien que la plupart du temps ce soient les dames qui soient nerveuses, Mmes Bourget et Roy confient qu’à un certain moment, les rôles s’inversent.

« Normalement, après le rasage, on dirait que la pression tombe. Il y a un lâcher-prise. Il y en a qui vont même fermer les yeux et nous demander de leur dire lorsqu’on aura terminé », racontent les deux femmes, qui admirent la confiance que leur portent leurs clientes.

Lorsque leurs traitements de chimiothérapie sont terminés et que leurs cheveux recommencent à pousser, plusieurs femmes décident de continuer à venir au salon des « Anges ».

« Il y a une belle ambiance. Ce n’est pas étonnant de voir une personne qui est passée à travers son cancer discuter avec une nouvelle cliente qui vient pour sa première consultation. Il y a une solidarité de créée ».

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