L’animatrice et chargée de projets à la Biosphère, Isabel Julian, a un espoir pour la planète, et il réside dans la jeune génération. À l’occasion du Jour de la Terre, elle a informé les élèves de l’école secondaire Laurier-MacDonald sur les enjeux liés au réchauffement climatique.

« Le plus jeune on les sensibilise à l’environnement, le mieux c’est, croit Mme Julian. Les enfants ont tendance à comprendre tout de suite qu’il faut faire quelque chose. Ce sont eux qui vont réussir à changer les habitudes de leurs parents. »

Dans sa conférence à l’établissement scolaire de Saint-Léonard, elle a tenté d’adopter une approche motivante et active. L’extrémisme écolo, très peu pour elle. « Je ne vais jamais dire à quelqu’un d’arrêter de prendre son auto ou de ne plus manger de viande, je le perdrais tout de suite. Il faut trouver un équilibre. Je préfère suggérer de petits pas. »

Penser globalement, agir localement

Quels petits pas, par exemple? Ne pas laisser un chargeur de cellulaire ou d’ordinateur dans la prise électrique sans l’appareil. « Un chargeur sans cellulaire branché durant huit heures utilise assez d’énergie pour alimenter un téléviseur 72 pouces durant trois heures. »

Une autre suggestion passait par l’humour. « Observons un moment de silence pour tous les automobilistes pris dans le trafic en se rendant au gym pour y faire du vélo stationnaire. »

Chaque geste posé a des impacts, soutient cette ancienne zoologiste. « Les gens croient qu’ils ne peuvent rien faire, mais ce n’est pas vrai. En donnant ma conférence, juste dans les trois premières rangées, j’ai vu le visage de quatre élèves changer. Une révolution, ça commence par une personne », dit-elle avec passion.

Green team

L’enseignante de français langue seconde Sophie Desjardins croit aussi que l’avenir de la planète passe par l’éducation des jeunes. La responsable du comité environnemental de l’école Laurier-MacDonald, le Green team, a décidé de faire de l’écologie un thème à aborder dans ses cours.

« Dans ma tête, je ne parlais pas d’environnement dans ma classe de 4e secondaire, parce que ça se faisait au primaire. Mais je me suis rendu compte qu’une dizaine d’élèves sur 30 n’avaient même pas de bac de recyclage à la maison! »

Selon Mme Julian, lors de la plupart de ses conférences, c’est la première fois que les jeunes entendent parler de réchauffement climatique. Sophie Desjardins déplore d’ailleurs le fait que le ministère de l’Éducation ne mette pas de trousses d’information à la disposition des enseignants. « Sur le site du ministère, il y a des projets sur les drogues et la sexualité, par exemple. Mais rien sur l’environnement! »

De son côté, elle tente donc d’intégrer des pratiques vertes le plus possible en classe. « Je fais faire des projets à mes élèves. C’est une question d’éducation, il faut en parler. »

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