Depuis des siècles et des siècles la suprématie du sexe mâle règne au cœur de nos gouvernements, de nos religions, de nos sociétés, de nos organisations de tout acabit et, comme allant de soi, de toutes nos relations et de tous nos échanges du quotidien de nos vies. Cette situation évidente est encore un constat déplorable malgré les minces acquis de la lutte des femmes pour acquérir un droit égal de cité depuis la seconde moitié du XXe siècle.

Dans nos sociétés occidentales, issues de divers milieux,  de nombreuses femmes visionnaires et déterminées ont démontré à la face du monde, et chacune à leur façon, la situation méprisante dans laquelle vivait la presque totalité de la gent féminine à travers le monde. Au lieu de s’enfoncer diamétralement dans l’aplaventrisme connu et pratiqué depuis la  nuit des temps, il leur a fallu quelques dizaines d’années pour aider à transformer un mode de pensée que la plupart trouvait normal parce qu’habituel. On n’y pouvait rien, croyait-on. Tout était inscrit dans le béton de la tradition. Pourtant aujourd’hui les droits des femmes, du moins dans une grande partie de nos sociétés occidentales, sont de plus en plus reconnus. En reconnaissant nos droits en tant que femme, il convient de reconnaître qu’il ne s’agit pas de niveler les sexes, mais d’accorder à chaque personne la préséance qui lui revient en tant que personne. L’égalité étant celle des droits et des sexes pourtant différents.

Pourtant, dans cette avancée de la situation féminine, maints écueils guettent cette évolution si fragile. Par exemple, n’entendons-nous pas plus d’un mâle de quelque âge que ce soit,  se plaindre des femmes qui exigent trop d’eux, de ces femmes qui se conduisent comme des hommes au travail et qui de plus usurpent les postes de commande? N’y a-t-il pas aussi encore beaucoup de ces femmes, qui pour avoir la tranquillité tant à la maison qu’au travail, se plient aux convenances mâles? Nos jeunes filles, ignorantes des situations d’assujettissements auxquelles étaient soumises leur mère et leurs grands-mères, sont quant à elles happées subrepticement dans l’ancien pattern débilitant. Elles ont beau être très scolarisées, l’empreinte de la prééminence masculine joue encore dans maintes situations de leur quotidien.

Si nous y regardons même hâtivement, nous verrons que nos acquis demeurent tout de même très circonscrits malgré les avancées. Ces acquis qui ont force de loi sont davantage de l’ordre social public. Mais dans l’intimité du quotidien, au jour le jour dans nos allées et venues et à l’intérieur de  nos maisons, n’est-ce pas en ce lieu qu’une grande majorité de femmes vivent leur très grande fragilité. Comment pourrions-nous connaître le nombre de ces femmes, encore tout à fait humblement et comme aveuglée et soumises à leur mari, dévouée corps et âme à leur bien-être, et ce, au détriment de leur bien-être?

S’il y a encore beaucoup trop de femmes simplement soumises à leur mari, il y en a encore beaucoup trop qui le sont à cause de leur croyance comme nous pouvons le constater avec ces magnifiques femmes qui portent le voile. L’une d’entre elles à laquelle j’ai demandé le motif de ce voilement m’a joyeusement affirmé que c’était inscrit dans le Coran. D’accord…..  Mais le Coran a été écrit par Mahomet au VIIe siècle. Dans ce livre sacré, ne parle-t-on pas de Dieu comme étant un mâle? D’autre part, il n’en est pas autrement chez les chrétiens soumis à une gouvernance où la prééminence mâle est aussi installée depuis des millénaires. De timides voix tentent de se faire entendre à Rome comme dans les diocèses. De ce côté aussi, aucun écho significatif ne rebondit de ces quelques avancés. 

Quand viendra le beau jour où, tout en respectant nos différentes constitutions, nous pourrions vivre dans la véritable liberté qui nous permettra de nous épanouir sans contraintes superfétatoires ? Est-ce une utopie? Sans discrimination de sexe, n’y aurait-il pas plutôt moyen de commencer à réaliser ce rêve dans le va-et-vient de notre quotidien? L’apport de chacun, de chacune comme un petit grain de sable sur les rives de l’océan! Mais un grain si important, le sien!

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