Près de trois mois après la tenue d’une consultation se soit tenue dans le gymnase de leur école primaire, les élèves d’Alphonse-Pesant ne savent pas encore s’ils pourront utiliser une partie du parc Luigi-Pirandello comme cour d’école. Alors que la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) assure être en discussion avec l’arrondissement de Saint-Léonard, l’administration locale affirme être en attente d’une réponse à la contre-proposition faite à la suite de la soirée du 12 novembre dernier.

Rappelons que la CSPI avait formulée cette demande à la suite des travaux d’agrandissement de l’établissement scolaire. Ceux-ci ont eu pour conséquence d’empiéter sur une partie de la cour, la rendant à la fois plus petite et moins sécuritaire. La CSPI avait alors demandé à l’arrondissement de pouvoir compenser ce manque d’espace en clôturant une partie du parc afin de l’utiliser comme aire de récréation pour ses élèves. Toutefois, cette part du parc demeurerait accessible aux citoyens en dehors des heures de cours.

« On s’était dit qu’on était pour se parler au retour des Fêtes, j’attends toujours de ses nouvelles », a fait savoir le directeur de l’arrondissement de Saint-Léonard, Gilles Rainville, en se référant au directeur général de la CSPI, Pierre Boulay.

La directrice des services corporatifs, communication et secrétaire générale à la CSPI, Christiane St-Onge, insiste pour dire qu’aucune offre officielle n’a été présentée au directeur général.

« C’est en discussion, en cheminement. De part et d’autres ça prend des avancées et des compromis. Il n’y a pas encore un point d’arrivée et il n’y a pas d’offre formelle », rapporte-t-elle.

Après la séance d’information de novembre, la CSPI avait manifesté sa déception quant à la tournure de la soirée.

« Nous étions invités à cette soirée et nous nous sommes retrouvés à devoir répondre à toutes les questions, dont celles qui relevaient de l’arrondissement », avait alors confié le directeur du réseau des écoles d’Anjou et de Saint-Léonard, Martin Duquette.

Toutefois, M. Rainville soutient que la préparation de cette rencontre s’était faite en concertation avec la commission scolaire. Il explique l’absence des fonctionnaires de l’arrondissement pour éviter d’influencer les citoyens dans leur position.

« Que ce soit pour un agrandissement d’école ou pour un nouveau promoteur, on demande à ces gens-là de tenir une séance d’information pour convaincre les résidents du voisinage des biens faits du projet », a informé le directeur de Saint-Léonard.

La CSPI assure par contre ne pas avoir été mise au courant des procédures de la soirée, car cette rencontre était une initiative de l’arrondissement. « Le 5 novembre 2012, l’école recevait un texte de la direction de l’arrondissement. C’était un avis aux résidents qui les invitait à une séance d’information, qui était publique. Des personnes ont été déléguées par la CSPI pour y assister, explique Mme St-Onge. C’est curieux, parce que la CSPI n’a pas été avertie qu’il fallait qu’elle défende quelque dossier que ce soit dans un avis aux résidents qui ne lui avait pas été adressé. »

Elle mentionne que lorsque les gens de la CSPI s’y sont rendus, ils l’ont fait « comme gens du public, pour bien comprendre ce qu’il y avait dans cette séance d’information-là ». Elle ajoute que la présentation qu’ils ont faite visait à signifier des besoins et non à défendre leur demande.

Pourtant, à l’arrondissement on spécifie que l’avis envoyé aux résidents ne visait que ceux qui vivaient dans un périmètre rapproché du parc. La séance étant alors dédiée spécifiquement à ces personnes et non à l’ensemble des citoyens léonardois.

Un avis plutôt défavorable?

Selon les dires de M. Rainville, le dossier de la cour d’Alphonse-Pesant tel que présenté par la CSPI lors de la séance d’information ne peut être accepté.

« Actuellement, au Comité consultatif d’urbanisme (CCU), tant qu’on n’a pas trouvé une solution qui fasse plaisir aux résidents et qui correspond à leurs besoins, le CCU n’est pas favorable à ce projet », a-t-il indiqué.

Mme St-Onge ne comprend toutefois pas comment l’arrondissement puisse croire que les gens sont défavorables à la demande.

« Semble-t-il que l’arrondissement aurait tiré des conclusions sur la position des résidents mais le directeur général de la CSPI a obtenu copie du procès-verbal et ce n’est pas ce qui en ressort. »

Lors de la séance du conseil de l’arrondissement de Saint-Léonard, le 4 février, la présidente du conseil d’établissement d’Alphonse-Pesant, Valérie Gosselin, a questionné les élus à savoir où en était le dossier. Le maire, Michel Bissonnet, a fait savoir à M. Rainville qu’étant donné qu’il n’y avait pas eu de rappel de la CSPI, il serait bien de les relancer et de peut-être fixer une rencontre pour poursuivre les discussions.

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