À quelques jours de Noël, pour plusieurs d’entre nous, l’excitation est à son comble. L’achat des cadeaux n’est pas complété et la bouffe est loin d’être terminée. La tension augmente encore davantage quand nous regardons la liste de nos invitéEs. Nous voudrions répondre à l’attente de chacunE et nous sous inquiétons du comportement de l’un ou l’autre. Pourrons-nous alors être dans LA JOIE au jour de Noël ? Dans le plaisir certes, mais dans LA JOIE ?

 

 

À quelques jours de Noël, plusieurs d’entre nous sont seulEs et le seront aussi le 25 décembre Et ce ne sont pas que les vieux qui seront seuls. Ce seront des jeunes de tout âge abandonnés à la DPJ. Ce sont aussi nos jeunes victimes d’intimidation, de harcèlement, de taxage et d’abus sexuel. La solitude pèsera aussi aux endeuilléEs qui viennent de perdre un être cher. Elle sera aussi cruelle pour les proches d’un prisonnier et pour lui-même. Celle des immigrants est multiforme et discrète tout à la fois. Pouvons-nous simplement envisager celle des itinérants ? Toutes ces personnes seules, abandonnées, rejetées, éprouvées, délaissées goûteront-elles à LA JOIE de Noël ?

À quelques jours de Noël, il y a aussi des personnes hospitalisées : enfants, adultes et personnes âgées. Il y a, de plus, tous les malades à la maison qui souffrent de divers traumatismes. N’oublions pas tous les handicapéEs et les accidentéEs du travail et de la route. Y a-t-il une possibilité de saisir LA JOIE pour ces personnes-là ?

À quelques jours de Noël, nous apprenons la fermeture de plusieurs usines dans diverses régions de notre Québec. C’est sans compter toutes les personnes qui se font remercier de leurs services dans la discrétion la plus absolue. Il y a aussi tous les chômeurs de longue date qui ne parviennent pas à se faire embaucher et qui finissent par aboutir à l’aide sociale. LA JOIE est-elle possible pour ces personnes ?

Ma petite liste des déshérités s’avère bien incomplète. Vous qui me lisez, vous la complétez certes fort avantageusement.

Maintenant, au risque de vous projeter dans la stupéfaction je vais répondre par un gros OUI à la question que je viens de poser avec insistance : La joie est-elle possible quand on vit dans le malheur ?

Si nous regardons avec attention la traditionnelle crèche de nos Noël, nous y verrons beaucoup de misères : une petite famille déplacée pour répondre aux exigences d’un gouvernement réfugiée dans un lieu réservé aux animaux, leur bébé dans une mangeoire. De pauvres bergers rejetés des leurs parce qu’ils ne pratiquent pas un métier honorable. Des savants fatigués incompris de leur entourage et qui ont tout abandonné pour suivre une petite voix intérieure qui leur dit que quelqu’un de spécial est né……Ils sont épuisés. Quand toute leur magie s’arrête, ils sont désemparés et croient s’être trompés. Ils cherchent auprès des responsables des lieux à quel endroit s’est produit la naissance de celui qu’ils croient avoir vu annoncé dans l’alignement des astres. Et voilà qu’ils se retrouvent dans une étable !!!! Non seulement dans une étable mais en présence d’un tout-petit emmailloté comme tous les bébés et non comme un prince ! Et l’évangéliste dit qu’ils repartirent tout joyeux après leur visite !

Nos difficultés, nos misères, nos démarches, nos incompréhensions, nos questionnements, nos déroutes ne seraient-ils pas qu’un chemin pour nous conduire à l’essentiel ? Chaque matin au saut du lit une immense joie tente de fleurir au beau milieu du bitume de nos vies. Parce que chaque matin est une naissance à plus de vie pour ce jour. Au beau milieu de toutes nos misères, une chose essentielle est toujours là……et c’est nous…toi, moi….. !. Nous prenons conscience d’être vivantE ! Chaque matin s’offre à nous pour percer le mystère de LA VIE qui nous habite.

Chaque matin au saut du lit, c’est Noël quand nous croyons en la vie qui nous habite, la vie qui nous conduit secrètement vers la réalisation d’un rêve, la réalisation de notre être, vers la reconnaissance de soi.

C’est Noël quand je reconnais l’être extraordinaire que je suis. C’est la JOIE IMMENSE DE VIVRE EN TOTALITÉ !

 

 

 

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