Au Centre des aînés du réseau d’entraide de St-Léonard, les jeunes de 6ème année de l’école Wilfrid Bastien enseignent l’informatique aux aînés.

Nous vous présentons des témoignages de participants :

L’élève:

Bonjour, je désire apprendre l’Internet. J’ai besoin de pratique. Présentement, un étudiant fait une expérience avec une personne âgée. J’ai 71 ans et je suis née à la campagne. Je suis la troisième d’une famille de 14 enfants. Ma mère est décédée quand j’avais 13 ans et j’ai pris la responsabilité de cuisiner seule pour tout le monde. Mes cadeaux les plus chers sont des bijoux. Mon travail a été de conduire un autobus scolaire pendant 25 ans. J’en garde un souvenir qui remplit mon cœur. J’ai aussi fait la cuisine pendant 11 ans et aujourd’hui, je me prépare de bons repas santé.

Le professeur:

Bonjour, j’ai 11 ans. J’aide les personnes âgées à l’Inter@ge. Je suis né ici à Montréal. Je suis à l’Inter@ge pour apprendre à connaître des personnes âgées. Je suis devenu grand frère en 2004. On est 2 enfants dans ma famille. Ma mère a un magasin genre Dolorama et, mon père un restaurant. Mon cadeau le plus cher est mon Ipad. Je veux devenir ingénieur en informatique ou docteur.

L’élève:

Bonjour, quand j’étais petite, j’allais au couvent chez les religieuses. J’étais ce qu’on appelait une grande pensionnaire. J’entrais au couvent après la fête du travail, pendant l’année scolaire complète. Il y avait 3 sorties pour aller chez nos parents: quelques jours à la Toussaint (1er novembre), 2 semaines dans le temps des fêtes et quelques jours à Pâques. La journée au couvent se déroulait comme suit: la classe, le repas, la récréation et la collation qui était constituée de pain trempé dans la mélasse. Les dimanches après-midi, la cuisinière ouvrait un petit restaurant, elle vendait des petites gâteries, bonbons, chocolat, etc. Il y avait aussi des heures de parloir, ce qui veut dire que nos parents pouvaient venir nous voir. Comme cadeau de fin d’année, les soeurs nous amenaient pour une journée en Pèlerinage au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Je passais l’été avec mes parents sur la ferme à la campagne. Il y avait des animaux et ce que je préférais, c’était les chats et les petits poussins. Ma mère faisait un grand jardin et on avait beaucoup de légumes. Chez moi à ce moment-là, il n’y avait pas d’électricité alors nous nous éclairions avec une lampe à l’huile. Il n’y avait pas non plus d’eau courante, on utilisait l’eau de la pluie. Il n’y avait pas de rivière ni de lac et encore bien moins de piscine donc je n’ai pas appris à nager. Devenue adulte, ma vie s’est construite entre le travail et le mariage. Après la naissance de mes enfants, j’étais maman à la maison. Ensuite, je suis retournée au travail comme caissière. Je suis tombée à la retraite et j’ai fait beaucoup de bénévolat. Tout allait bien jusqu’à ce qu’il m’arrive un malheur : Perte partielle de l’ouïe, visite d’un médecin audioprothésiste et tout le reste. J’ai fait tout ce qu’il fallait faire mais depuis ce temps je me sens presque toujours assise entre 2 chaises. Je ne suis plus capable de suivre une conversation et au téléphone c’est encore pire. C’est pourquoi je suis venue à Inter@ge pour apprendre à communiquer autrement. Merci de m’avoir lu.

Le professeur:

Quand on lit ça, on voit que ce n’est pas comme maintenant, la façon d’aller à l’école. Elle vivait chez les religieuses mais moi je suis dans une école et je retourne à la maison le soir et je suis avec mes camarades. Alors je trouve ça très intéressant de voir la façon dont elle a vécu sa jeunesse. C’est ça que je trouve très différent. Elle a sûrement vécu une belle enfance aussi.

 

 

 

 

 

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