Chaque semaine, le Progrès Saint-Léonard posera une question aux candidats aux élections des cinq principales formations politiques ayant au moins un élu à l’Assemblée nationale (Parti québécois, Parti libéral du Québec, Québec Solidaire, Coalition avenir Québec et Option nationale). Cette semaine, le journal leur a demandé quelles sont leurs solutions pour résoudre le conflit étudiant.
Voici ce que les candidats de la circonscription de Jeanne-Mance – Viger avaient à répondre.

Filomena Rotiroti, Parti libéral du Québec

Le gouvernement libéral a présenté plusieurs mesures aux étudiants, notamment celles d’étaler la hausse des droits de scolarité sur sept ans, d’instaurer le remboursement proportionnel au revenu ainsi que de bonifier le programme des prêts et des bourses.

Pour les étudiants les plus démunis ou ceux issus de la classe moyenne, cette hausse représente, avec le crédit d’impôt, environ 0,50 $ par jour.

Pauline Marois a choisi d’embrasser le mouvement de contestation, de porter leurs symboles et d’y recruter des candidats. François Legault a demandé à ses députés d’appuyer l’adoption du projet de loi 78 et, aujourd’hui, il a changé d’idée!

Nous avons la responsabilité de permettre l’accès aux cours à ceux qui veulent étudier et d’assurer de financer adéquatement les institutions d’enseignement collégial et universitaire pour qu’elles demeurent performantes et compétitives. Un gouvernement libéral continuera d’investir dans l’éducation et dans notre avenir !

Jean-François Gagné, Coalition avenir Québec

Avant même que ne débute la campagne électorale, la Coalition avenir Québec dévoilait son approche pour un retour en classe paisible après la tumultueuse crise étudiante.

« Notre gouvernement amendera les aspects de la Loi 78 encadrant le droit de manifester. Nous proposons également de réduire les hausses prévues des frais de scolarité de 254 $ par an sur sept ans, à 200 $ par an pour cinq ans », de dire Jean-François Gagné, candidat de la CAQ dans Jeanne-Mance – Viger.

Le candidat affirme qu’un gel des frais de scolarité ou la gratuité ne sont pas acceptables. « La Coalition veut redonner au système universitaire québécois les moyens de maintenir et renforcer sa tradition d’excellence, tout en maintenant le principe de l’accessibilité aux études universitaires. N’oubliez pas que la CAQ a toujours travaillé à trouver une résolution paisible à la crise », renchérit le candidat de l’Équipe François Legault dans Jeanne-Mance – Viger, Jean-François Gagné.

Nicolas Bonami, Parti québecois

La position du Parti québécois pour régler le conflit étudiant est claire et limpide. Elle s’inscrit en trois temps. D’abord, un gouvernement péquiste, dès les premiers jours de son arrivée au pouvoir, s’engage à abroger l’infâme loi 78 votée par les libéraux et les caquistes qui brime les droits fondamentaux des Québécois comme jamais auparavant.

Puis, nous nous engageons à abolir la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement libéral. Cette hausse injuste a des effets pervers pour les jeunes de tout le Québec.

De plus, nous allons organiser et tenir un grand sommet sur l’accessibilité aux études où tous les partenaires du milieu seront conviés (étudiants, recteurs, société civile, gouvernement).

À ce chapitre, nous nous engageons à ne pas dépasser une hausse au niveau de l’inflation. Ce sera le maximum envisagé.

Nous travaillerons donc en concertation pour qu’enfin, les jeunes du Québec soient respectés.

Marie-Chantal Locas, Québec solidaire

Ayant évolué à titre d’étudiante, de chercheuse et de professeure à temps partiel dans les milieux universitaires québécois et ontarien au cours des dix dernières années, je connais très bien les enjeux du conflit étudiant qui dure depuis février dernier.

Alors que les frais de scolarité universitaires augmentaient déjà annuellement depuis 2007, sans parler des frais afférents qui varient d’une institution à l’autre, le gouvernement libéral a décidé d’imposer une nouvelle hausse de 75 % sur cinq ans aux étudiant(e)s.

Québec solidaire a tout de suite dénoncé cette hausse abusive. Une des préoccupations premières de notre parti est d’assurer l’accessibilité aux études universitaires pour tou(te)s. Depuis 2006, nous prônons la gratuité scolaire de la maternelle à l’université parce qu’une société est plus riche lorsque ses citoyen(ne)s sont instruit(e)s. Pour financer cette mesure, il suffit d’aller chercher l’argent là où il est, en augmentant les redevances minières et la taxation des banques.

Julie Surprenant, Option nationale

Le programme d’Option nationale est très clair sur le sujet et ne souffre d’aucune interprétation, car l’article 3.1 de celui-ci mentionne qu’un gouvernement d’Option nationale « instaurera la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat ».

Il s’agit d’un programme universel de gratuité à l’éducation qui sera toutefois balisé au niveau collégial et universitaire afin de s’assurer que les bénéficiaires puissent contribuer à la société qui leur a permis d’acquérir leur formation et leurs compétences.

Ce programme pourra s’appliquer rétroactivement et sous certaines conditions aux étudiants étrangers qui décideront de demeurer au Québec à la suite de leurs études.

Le financement du programme puisqu’il faut bien parler de ce que ça coûte, proviendrait de nos ressources naturelles, l’instauration d’une déclaration de revenus unique ou la récupération des milliards que les contribuables québécois envoient chaque année au gouvernement canadien.

Nous sommes évidemment en faveur d’un moratoire complet sur l’augmentation des frais de scolarité. Pour Option nationale, l’éducation est un investissement.

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