(Photo : Patrick Deschamps) La multiplication des boîtes de dons de vêtements serait un moyen que de petits entrepreneurs ont choisi afin de pouvoir faire survivre.

La multiplication des boîtes destinées à la collecte de vêtements serait une riposte de petits entrepreneurs face à leur incapacité de s’entendre avec des organismes de charité.

Deitan Dumais, le responsable du Fond (sic) québécois dédié au sport (FQDS), qui est également président de l’entreprise spécialisée en exportation de vêtements, chaussures et textile d’occasion Vortex, estime que ce sont les organismes de bienfaisance qui ont amené le marché là où il en est.

« En janvier, c’était impossible d’avoir de la marchandise pour faire de l’exportation. On a essayé d’acheter des vêtements chez la FQDI (Fondation québécoise de la déficience intellectuelle), mais ça ne fonctionnait pas. Ils nous ont obligés à faire ça, à poser des boîtes pour survivre », explique-t-il pour justifier la création de la FQDS.

Questionné à savoir si ce n’est qu’une réplique, il répond : « Moi, je veux que mon entreprise existe. Il n’y a rien, dans ça qui dit que quelque chose est illégal. Je prétends mettre sur pieds un fond d’ici l’an prochain, c’est tout. »

Il indique qu’il n’a pas de comptes à rendre puisqu’il s’agit d’un fonds et que c’est quelque chose de privé.

« Le but c’est quoi? C’est de recycler. Au lieu d’envoyer les vêtements au dépotoir, nous on permet qu’ils soient réutilisés. Pourquoi les organismes le vendent-ils seulement au Village des Valeurs? Pourquoi ont-ils le monopole? Ils ne veulent pas que les petits comme nous existent », dit-il.

M. Dumais concède après quelques questions qu’en effet, les vêtements déposés dans les boîtes de la FQDS passent par son entreprise Vortex. Selon lui, les boîtes de dépôt de vêtements ne devraient pas être règlementer.

« C’est quelque chose qui devrait continuer à se faire en toute liberté. Quand les gens mettent leurs vêtements dans les boîtes, ce qu’ils veulent c’est qu’ils soient recyclés. Ça pourrait être écrit en chinois, les gens les mettraient quand même », soutient-il.

Quant à la FQFM, lorsque le journal a téléphoné au numéro indiqué sur les boîtes, on a assuré que la fondation était enregistrée.

Sans vouloir donner de détails, la personne au bout du fil, qui a affirmé n’être qu’une secrétaire, a dit que le seul moyen de faire des dons à cette fondation était par l’entremise des vêtements usagés ou la collecte d’objet. Elle a demandé à ce qu’on rappelle le responsable plus tard pour avoir plus de détails. Après de nombreuses tentatives et deux messages vocaux, personne n’a rappelé le Progrès Saint-Léonard.

Lorsqu’on se rend sur le site Internet de la FQFM, on constate que certains éléments ont été intégralement copiés de la page de la Fondation québécoise de la déficience intellectuelle (FQDI).

Actuellement, il n’existe aucune règlementation qui encadre l’usage des boîtes destinées à recueillir des vêtements ou objets usagés.

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