Depuis janvier, certains policiers sont maintenant affectés uniquement à l’application de la réglementation sur le stationnement à Saint-Léonard. Et ils ne chôment pas, comme en témoignent les 1817 constats d’infraction distribués entre le 1er janvier et le 23 avril.

Avant janvier, ces agents étaient présents dans seulement neuf arrondissements de la métropole. Mais, dans le cadre de la réforme sur le financement des arrondissements, annoncée par la Ville l’été dernier, certains secteurs ont été ajoutés à cette liste, dont Saint-Léonard, Montréal-Nord, Saint-Laurent, LaSalle et Lachine.

Sylvain Sauvageau, chef de section à l’application de la réglementation sur le stationnement au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), explique qu’on n’a pas ajouté de policiers pour faire ce travail.

«Il n’y a pas de ressources additionnelles. Elles sont simplement utilisées différemment. Nous n’avons pas, par exemple, embauché 10 agents de stationnement», assure-t-il.

«Notre arrivée se fait doucement et il y a eu une certaine tolérance en raison du printemps tardif», ajoute M. Sauvageau.

Le chef de division précise qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle façon d’aller chercher de l’argent dans les poches des citoyens pour remplir les coffres de la Ville.

«C’est certain qu’un constat d’infraction entraîne des frais et que cet argent va à la Ville, mais on observe surtout les résultats, insiste-t-il. Depuis notre arrivée, nous n’avons que des bons commentaires de la part des gens qui s’occupent du déneigement et de l’équipe des travaux publics.»

De nombreux constats d’infraction
Malgré une certaine tolérance, les agents de stationnement se doivent d’intervenir et c’est ce qu’ils ont fait depuis janvier, distribuant pas moins de 1817 constats d’infraction à des automobilistes fautifs en un peu moins de quatre mois.

«La très grande majorité des constats remis entre janvier et mars concernent le déneigement», souligne le chef de division.

M. Sauvageau croit donc que même si le nombre de contraventions semble élevé à première vue, c’est en raison des nombreuses opérations de déneigement.

«Ce n’est pas étonnant, quand on regarde l’hiver qu’on a eu. Il n’y a pas eu beaucoup de grosses tempêtes, mais il y avait toujours des petites accumulations de cinq centimètres tous les trois ou quatre jours», rappelle-t-il.

«En avril, c’est plutôt le retour des parcours d’entretien pour le nettoyage des rues qui fait que le nombre de constats explosent», continue M. Sauvageau.
D’ailleurs, on estime qu’en 2014, environ 880 amendes ont été distribuées en avril, tandis que 756 l’ont été entre janvier et mars.

Difficile de comparer
Du côté de la division de la sécurité routière du SPVM, on dit ne pas être en mesure de fournir des chiffres qui pourraient permettre de faire une comparaison valable entre les contraventions pour le stationnement données avant l’arrivée des agents de stationnement.

«Avant, c’était fait de façon ponctuelle par les policiers lorsqu’il y avait des appels. Il n’y avait pas de patrouille spécifiquement pour le stationnement», explique l’inspecteur André Durocher, de la division de la sécurité routière.

«Il faudra attendre quelques années avant de pouvoir faire une comparaison qui se tient», conclut-il.

– Avec la collaboration de Jean-Marc Gilbert

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