Le camion rempli de fruits et légumes qui se déplaçait dans l’arrondissement depuis deux ans, a quitté la route au mois de juin. Depuis la fin du marché ambulant, la Concertation en sécurité alimentaire de Saint-Léonard se tourne vers de nouveaux projets pour assurer l’accès à des produits frais.

L’organisme se lance maintenant dans un projet de jardin éducatif, en collaboration avec l’Écoquartier Saint-Léonard.

Un jardin adjacent au pavillon Wilfrid-Bastien a donné des herbes, des fruits et des légumes à l’organisme au courant de l’été.

«L’année prochaine, le jardin pourra être plus vivant. On va commencer plus tôt, et on espère rejoindre les jeunes et les familles», explique Diane Rioux, membre de la Concertation en sécurité alimentaire.

Le projet de jardin se veut surtout un exemple facile à suivre.

«Ça se veut éducatif. On peut sensibiliser les gens en montrant que ce n’est pas si compliqué que ça de faire pousser tes propres légumes», fait remarquer Maude Loiselle, architecte paysagiste à l’Écoquartier Saint-Léonard.

«Et quand tu les récoltes, tu as encore plus envie d’en manger, en plus!» lance Dominique Caron, directrice par intérim à la Table ronde de Saint-Léonard.

Les détails du projet, qui a germé tout récemment dans l’esprit des organisateurs, seront dévoilés au printemps.

Rappelons que la Concertation en sécurité alimentaire travaille également à l’organisation des Magasins-Partage de l’automne et de Noël.

Fin d’une ressource
Le projet est pour l’organisme la suite du marché ambulant lancé par la Concertation en sécurité alimentaire en 2011, qui s’est terminé au mois de juin.

«Il y a eu une combinaison de bien des facteurs, commence Pierre Pineau, organisateur communautaire au Centre de santé et services sociaux de Saint-Léonard – Saint-Michel. Par exemple, on n’a pas réussi à développer assez d’autofinancement.»

Les membres de la Concertation en sécurité alimentaire regrettent que le projet se soit limité à l’arrondissement.

«Il y a des projets comme ceux-là qui ne sont pas évidents à partir dans un seul quartier, puisque la rentabilité est difficile à atteindre. Mais le projet était assez novateur, il y avait des quartiers qui nous contactaient pour en connaître le fonctionnement», explique-t-il.

Le projet avait d’ailleurs attiré l’attention de l’Association de la santé publique du Québec, qui lui avait décerné le prix Jean-Pierre Bélanger. Le chèque de 5000 $ reçu par l’organisme avait alors servi à combler des manques à gagner, avait affirmé le président de la Concertation en sécurité alimentaire de Saint-Léonard Charles Cousineau, en entrevue avec le Progrès Saint-Léonard à l’époque.

Malgré l’intérêt porté au projet, le marché ambulant avait dû prendre une pause à l’hiver 2012-2013, faute de revenus suffisants.

Le marché ambulant se déplaçait surtout dans les stationnements d’église et les HLM, les services de garde en milieu scolaire.

Le camion a tout de même été vendu à un autre organisme qui œuvre en sécurité alimentaire.

«On a réussi à lui donner une vie ailleurs. En se départissent des actifs, on voulait que ça serve aussi ailleurs», assure Diane Rioux, du Carrefour des femmes Saint-Léonard et membre de la Concertation en sécurité alimentaire.

«Même si le marché avait continué à fonctionner, le projet de jardin était dans les cartons, on aurait eu l’idée de lancer un projet de jardin éducatif», conclut M. Pineau.

 

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