Des enseignants devant le bureau de la députée Filomena Rotiroti, le 16 novembre.

N’ayant pas accès à leur lieu de travail le 16 novembre, bloqué par les lignes de piquetage des employés du Front commun, des enseignants de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Ile en ont profité pour rendre visite aux députés Filomena Rotiroti, Rita De Santis et Marc Tanguay.

Les enseignants ont ainsi joint leur voix à celle des employés de soutien lors de la grève du Front commun les 16 et 17 novembre.

«Nous nous demandons si les députés sont vraiment au courant de ce qu’il y a dans le dépôt de la partie patronale. Nous nous doutons qu’ils ne sont pas au courant et que s’ils l’étaient, ils ne seraient probablement pas en accord avec ça», estime Luc Ferland, président du syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Ile (SEPI).

Seuls les enseignants présents au bureau du député Marc Tanguay, en commission parlementaire à Québec au moment de la manifestation, ont pu entrer en contact avec quelqu’un du bureau de circonscription.

«L’attaché de presse du député a été très ouvert et a entendu ce que nous avions à dire», affirme M. Ferland.

Au bureau de la députée Filomena Rotiroti et de Rita de Santis, on s’est heurté à des portes closes.

Grève du Front commun
Les employés de soutien ont aussi pris la rue, se joignant à la manifestation du Front commun au centre-ville lors de leur deuxième journée de grève.

«On veut faire avancer les négociations. Le but c’est vraiment de ne pas se rendre en grève en décembre», affirme Marie-Claude Tremblay, du Syndicat du soutien en éducation de la Pointe-de-l’Ile.

Le syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’île n’avait pas le même mandat de grève que les employés de soutien, les professionnels de la santé et plusieurs fonctionnaires du Front commun, affiliés à la Centrale syndicale du Québec (CSQ) lors de ces deux journées.

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Négociations dans l’impasse
Selon M. Ferland, le syndicat affilié à la fédération autonome de l’enseignement (FAE) est loin d’en arriver à une nouvelle entente avec le gouvernement.

Les enseignants ont réitéré leur volonté de négocier. «Nous ce qu’on souhaite c’est un règlement négocié, mais la partie patronale poursuit les négociations en demandant un règlement à coût nul, c’est-à-dire sans investissement», résume M. Ferland.

Le syndicat a demandé à la partie patronale de revenir sur sa décision de négocier une entente à coût nul.

Les enseignants attendent une réponse du gouvernement à cette demande.

Les grèves tournantes du Front commun, qui rassemble 400 000 membres au Québec s’étendaient du 9 au 17 novembre.

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