Archives/TC Media Les camps de jour ou de vacances peuvent être l'occasion de tester de nouvelles activités et de profiter du plein air pour les enfants.

Il est d’ores et déjà le temps de penser aux vacances d’été. Pour les enfants qui iront en camps de jour ou de vacances, l’heure des inscriptions a sonné. Découverte d’activités, nouvelles amitiés et apprentissage de l’autonomie pourraient être au programme si on fait le bon choix. Voici quelques conseils pour nous guider.

Il existe une panoplie de camps pour enfants et adolescents, près de chez vous ou un peu plus loin, afin de vivre une expérience de voyage. L’Association des camps du Québec (ACQ) recense plus de 120 camps de jours et près d’une centaine de camps de vacances, mais il en existe de nombreux autres, non certifiés.

«Avoir un bon camp est un amalgame de plusieurs critères, mais la certification de l’ACQ en fait partie, sinon il n’y a pas vraiment de règles qui encadrent les camps de jour notamment», souligne le conseiller en activités physiques et sportives de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), Samir Rafraf.

Les camps certifiés par l’ACQ répondent à une soixantaine de normes, contrôlées tous les trois ans. «Les animateurs doivent suivre 50 heures de formation, voire 60 pour les camps de vacances, avoir au minimum 17 ans, mais la majorité du personnel doit être majeure, explique la coordonnatrice aux communications et marketing de l’ACQ, Chloé Melançon-Beauséjour. Les antécédents judiciaires sont également vérifiés.»

La formation du personnel est effectivement une référence, selon M. Rafraf, qui a plus de 20 ans d’expérience en animation. «Les parents doivent se demander quelle est l’approche des animateurs avec le groupe: comment se fait le choix des activités, font-ils un bilan de la journée», conseille-t-il.

Le Diplôme d’aptitude aux fonctions d’animateur (DAFA) est un sceau supplémentaire pour témoigner des connaissances en intervention des personnes qui encadrent les jeunes. Sous la responsabilité du Conseil québécois du loisir, le DAFA compte 68 heures de théorie et de stage pratique.

Développement de l’enfant
Pour l’enseignante en gestion et intervention en loisir au Cégep de Saint-Laurent, Isabelle Tardif, les camps estivaux permettent de combler le «déficit de plein air» des enfants en plus de donner une pause aux parents. Ils ont surtout des bienfaits sur le développement de l’enfant.

«Une étude pancanadienne a démontré que les jeunes campeurs sont plus aptes à s’intégrer socialement, apprennent à gérer des conflits et développent une conscience environnementale et un intérêt pour l’activité physique», analyse-t-elle.

Réalisée par l’Université de Waterloo, l’étude conclut également que 67 % des campeurs ressentent une augmentation de leur autonomie et de leur confiance en soi.

«Un camp de vacances est une expérience à faire vivre au moins une fois à un enfant. Il aura rarement l’occasion de s’éloigner ainsi de son réseau dans sa vie et cela contribuera à son développement.» — Isabelle Tardif

Pour que l’expérience soit une réussite, Mme Tardif recommande de bien cibler les besoins et les valeurs recherchés et d’impliquer l’enfant dans le choix. «Avant, les camps étaient très généralistes, mais il y en a de plus en plus des spécialisés, soutient-elle. Il est presque impossible de ne pas en trouver un à son goût.»

L’esprit d’ouverture est une des qualités des camps, selon elle. «Si l’enfant a des besoins particuliers, il est toujours possible de trouver des accommodements, en demandant d’avance», assure-t-elle.

Il en va de même pour le budget. Plusieurs organisations offrent une compensation monétaire pour les familles à faibles revenus, notamment pour garantir une mixité sociale.

Pour se faire une idée du lieu où l’enfant passera une partie de son été, les familles peuvent se rendre aux portes ouvertes des différents camps, organisées après la fonte des neiges.

Aide-mémoire

  • Besoins et envies de l’enfant et des parents
  • Camps spécialisés ou touche-à-tout
  • Rythme des journées
  • Certifications du camp et des animateurs
  • Hébergement et alimentation
  • Budget

Avant de partir
Une fois le camp choisi, si l’enfant part plusieurs jours hors de son domicile, il est important de faire ses bagages avec lui et à l’avance, selon Mme Tardif. Inclure un doudou ou un objet qui l’aime pourra l’aider à surmonter l’absence de ses proches. «Le parent doit rester optimiste et ne pas laisser paraître son anxiété», conclut-elle.

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