Pendant tout le mois de mai, pour une 7e année consécutive, 45 bibliothèques dans 19 arrondissements présentent Le Mois de la BD pour parcourir ou découvrir l’univers fascinant de la bande dessinée d’ici et d’ailleurs.

Le Mois de la BD s’adresse autant aux initiés qu’aux néophytes, aux enfants qu’aux adultes. Cette année, le thème du mois est le manga, qui domine le marché planétaire de la BD. À titre d’exemple, les 42 tomes de Dragon Ball se sont vendus à 230 millions d’exemplaires, soit autant que tous les albums Les aventures de Tintin, publiés depuis 1949.

«Dans chacune de nos bibliothèques, pendant le mois de la BD, nous offrons des étalages de présentations et un dépliant des coups de cœur. Ces titres sont suggérés à la fois par nos employés et six bédéistes québécois. Il y en a vraiment pour tous les goûts», précise Maxime Beaulieu, coresponsable du Mois de la BD.

En chiffres

Le réseau des bibliothèques de Montréal offre à ses abonnés 400 000 titres en format papier et 1 200 en format numérique. La BD représente près d’un emprunt sur cinq. Les trois quarts des ouvrages sont empruntés par des enfants, mais les adultes sont également amateurs.

«Depuis une quinzaine d’années, la BD se porte bien au Québec. Il y a plein d’auteurs, de dessinateurs et de maisons d’édition. Il y a également de plus en plus d’adultes et de femmes qui les lisent. Cela a amené à avoir aussi plus de créatrices», mentionne M. Beaulieu.

La perception de la bande dessinée a beaucoup changé. Alors qu’à une époque, elle était une forme de divertissement facile et bon marché, la BD représente maintenant une portion appréciable de l’industrie littéraire.

«Elle n’est pas une sous-littérature. La BD n’est pas moins valable que de lire un roman ou un autre type d’ouvrage. Au début des années 2000, à la fois dans les bibliothèques et dans les écoles, il y a eu un tournant. Le Mois de la BD sert à casser ce stéréotype qui parfois perdure», ajoute le bibliothécaire.

Oser la BD

Si les superhéros, la science-fiction et les robots géants ont encore la côte, la BD explore aussi des thèmes sensibles et tabous.

«Dans nos suggestions, il y a Le mari de mon frère. Elle aborde le sujet de l’homosexualité. Elle raconte l’histoire d’un homme exilé au Canada qui décède. Le conjoint de ce dernier se rend au Japon afin de rencontrer la famille et le frère jumeau de son défunt mari. Elle confronte le lecteur à des réalités de plus en plus communes», précise M. Beaulieu.

Durant Le Mois de la BD, il y a notamment des rencontres d’auteurs, des ateliers de création, de l’origami 3D, la création d’une BD et de sa trame sonore. Il culminera au Festival BD de Montréal, les 26 et 27 mai, avec la présence du kiosque des bibliothèques au parc La Fontaine.

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