Afin de permettre le passage du train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans Griffintown, seule la rue Ottawa devra finalement être fermée, un scénario moins pire que ce qui avait été initialement annoncé.

Grâce à son acquisition de la structure aérienne du CN qui mène à la gare Centrale, CDPQ Infra n’aura pas à construire une voie parallèle pour son Réseau électrique métropolitain (REM).

L’entente permettra d’éviter la fermeture des rues Saint-Paul, William et Dalhousie prévue dans le scénario original.

L’utilisation de la voie existante assure aussi la préservation de deux immeubles patrimoniaux, l’édifice Rodier et celui de la New City Gas.

«Avec cette entente conclue avec le CN, les besoins sont grandement réduits. Ça permet d’éviter des impacts dans ce secteur», estime Jean-Vincent Lacroix, porte-parole de CDPQ Infra.

Il confirme toutefois que la rue Ottawa devra être fermée entre Nazareth et Dalhousie. C’est à cet endroit que le train, qui passera sous le bassin Peel, remontera en surface pour emprunter la voie aérienne à destination de la gare Centrale.

«La rue Ottawa est un lien important vers Bonaventure et le reste de Montréal. Comment ça va se vivre? Il reste encore beaucoup de questions», commente le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais.

Protection du patrimoine
M. Dorais applaudit la sauvegarde du Rodier et de la New City Gas. «À partir du moment où les deux bâtiments sont préservés dans leur intégralité, l’entente entre CDPQ Infra et le CN est une bonne nouvelle. C’aurait été catastrophique de démolir des édifices de cette importance», lance-t-il.

Situé sur la rue Notre-Dame Ouest, Le Rodier a été construit en 1875. L’immeuble de la New City Gas a pour sa part été érigé en 1859 sur la rue Ottawa.

Directeur des politiques chez Héritage Montréal, Dinu Bumbaru se réjouit aussi de leur sauvegarde. «Nous avons rencontré la CDPQ au début de l’été. Ils ont rappelé que leur but n’était pas de démolir l’édifice Rodier, souligne-t-il. Ça lève l’hypothèque. C’est un bâtiment qui a besoin d’un peu d’affection, qui a besoin d’être revitalisé.»

Mentionnant que les impacts du projet de REM sont limités sur le patrimoine bâti, M. Bumbaru rappelle qu’Héritage Montréal a d’autres préoccupations à l’égard des infrastructures du projet de train. «On s’intéresse aussi à la qualité d’aménagement. On espère une qualité architecturale au niveau de celle du pont Champlain», signale-t-il.

Le projet de REM, qui se chiffre à 5,5 milliards de dollars, prévoit l’aménagement d’un réseau de 67 km qui comptera dans une première phase 24 stations.

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