Photo: TC Media - Archives Les jardins collectifs seraient autorisés sur l’ensemble des terrains non construits et non occupés de l’arrondissement.

Les résidents du Sud-Ouest pourraient être autorisés dans un avenir rapproché à se regrouper pour cultiver un jardin collectif et vendre une partie de leur récolte.

C’est l’un des changements que l’arrondissement souhaite apporter à sa réglementation pour favoriser l’agriculture urbaine.

L’objectif est de diminuer les contraintes liées à la pratique du jardinage en ville.

«On se rend compte que les gens veulent vraiment embarquer dans l’agriculture urbaine, constate le maire Benoit Dorais. Il faut créer les conditions permettant les initiatives citoyennes.»
Contrairement aux jardins communautaires où chacun cultive son lopin de terre, les jardins collectifs seront entretenus par un groupe de citoyens pour leur consommation personnelle ou pour alimenter le voisinage.

«Ils pourraient vendre les surplus de la récolte, ce qui est actuellement prohibé», explique le maire Dorais.

Le but est aussi d’offrir à la population un meilleur accès à des légumes et fruits frais. «C’est un axe qu’il faut travailler en lien avec la lutte à la pauvreté», indique la conseillère municipale Sophie Thiébaut.

Une assemblée publique de consultation sur les modifications proposée aura lieu le 28 septembre.

Terrains vacants
Ces jardins pourraient être situés sur des terrains vacants ou comportant un bâtiment, dont les jardiniers ne seraient pas propriétaires, comme la cour d’une église.

Ils seraient autorisés sur l’ensemble des terrains non construits et non occupés de l’arrondissement.

L’administration municipale permettrait la distribution ou la vente, une journée par semaine, du surplus de fruits et de légumes produits. L’activité serait encadrée afin d’éviter les abus.

«Il ne s’agit pas que des citoyens partent des mini-entreprises», souligne Sophie Thiébaut.

Fermettes
La réglementation permettrait aussi la construction de fermettes avec animaux sous certaines conditions.

Pas question d’élever des poules dans sa cour comme c’est permis dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. «Nous n’en sommes pas là», précise Benoit Dorais.

Une fermette servirait uniquement aux fins d’une entreprise récréotouristique ou éducative exploitant le site sur lequel elle serait située.

«Ce serait très balisé», insiste le maire, qui donne en exemple le projet de fermette menée présentement par l’organisme la Maisonnette des parents dans Rosemont–La Petite-Patrie.

La consultation publique aura lieu à 19h à la mairie d’arrondissement, 815, Bel-Air.

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