Photo: TC Media - Archives Le chantier de l'échangeur Turcot entraîne des dépassements des normes en matière de la qualité de l'air.

Depuis le début de l’année, les normes en matière de la qualité de l’air ont été dépassées plus de 130 fois aux abords du chantier Turcot dans le Sud-Ouest.

C’est ce que révèlent des données, rendues publiques par la Ville de Montréal, qui ont été compilées par une station de mesure située sur la rue Notre-Dame-Ouest, aux abords du chantier.

La station de mesure étudie deux éléments soit la présence de poussières et de particules fines dans l’air.

Dans le cas du premier élément, la station de mesure a enregistré 126 dépassements des normes pour la présence de poussières dont le diamètre est inférieur à 100 micromètres. La situation se serait toutefois améliorée depuis septembre.

Pour ce qui est des particules fines, huit dépassements ont été enregistrés pendant la même période. Ces dernières ont un diamètre inférieur de 2,5 micromètre. Selon la norme du ministère québécois de l’environnement, les particules ne peuvent dépasser une concentration de 30 microgrammes par mètres cube dans l’air.

Irritations

«Mon inquiétude est beaucoup plus par rapport à la poussière. À court terme, c’est très problématique. Quand il y a de la poussière dans l’air, les gens vont sentir des problèmes d’irritations aux yeux, au nez et à la gorge», soutient le Dr Stéphane Perron de la Direction de la santé publique de Montréal.

La poussière s’expulse toutefois naturellement du corps. Donc, des effets à long terme ne sont pas à craindre, mentionne le Dr Perron.

Les huit dépassements pour les particules fines l’inquiètent peu étant donné les faibles effets sur la santé et le nombre relativement bas de dépassements.

«L’enjeu des particules fines est que les effets sur la santé dépendent vraiment de la durée d’exposition et du niveau d’exposition», explique-t-il.

Plus de camions citerne

Préoccupé par la présence de la poussière, le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, réclame davantage de camions citernes équipés d’un balai-brosse pour nettoyer les rues.

«Il y a seulement quatre véhicules citernes pour tout le projet Turcot, soutient M. Dorais. Ça n’a pas de sens. Si on ne ramasse pas cette espèce de petite boue fine ou l’eau qui est souillée, ça va sécher, et après, ça monte en poussière.»

Selon Dr. Perron, les mesures actuelles sont les plus efficaces, mais il faut les renforcer.

De son côté, le MTQ assure que si nécessaire des mesures supplémentaires seront mises en place.

Le MTQ applique certaines mesures pour atténuer la poussière. Par exemple, il nettoie les trottoirs, arrose les roues des camions à la sortie du chantier et arrose le site à l’aide de canons à eau.

Nombre de dépassements de la norme pour la poussière

Janvier: 4

Février: 8

Mars: 15

Avril:17

Mai: 22

Juin: 19

Juillet: 19

Septembre: 5

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