Photo: TC Media - Archives Dans le but de favoriser une plus grande diversité commerciale, l'arrondissement du Sud-Ouest veut modifier sa réglementation afin que tout nouveau restaurant ne puisse pas s'installer à moins de 25 mètres d'un établissement similaire.

La volonté de l’arrondissement du Sud-Ouest de contingenter le nombre de restaurants sur la rue Notre-Dame pourrait être bloquée par les citoyens lors d’un référendum.

Les citoyens avaient jusqu’au 21 octobre pour demander l’ouverture d’un registre afin de voter la tenue d’un éventuel référendum sur la question. Un nombre suffisant de personnes a participé à l’exercice forçant la tenue d’une première consultation populaire.

Le registre pourrait être ouvert le 16 novembre, mais la date n’est pas encore confirmée.

Le référendum concernerait la zone comprise entre les rues Georges-Vanier et Jean d’Estrées.

L’arrondissement travaille à déterminer le nombre de personnes qui seraient habiles à voter ainsi que le nombre de signatures requises pour qu’il y ait un référendum.

25 mètres
Dans le but de favoriser une plus grande diversité commerciale, l’administration municipale veut modifier sa réglementation afin que tout nouveau restaurant ne puisse pas s’installer à moins de 25 mètres d’un établissement similaire.

Le changement réglementaire concerne aussi la portion de Notre-Dame à l’ouest de Georges-Vanier. Mais pour cette zone, il n’y a pas eu de demande de tenue de registre pour un référendum. Les modifications pour ce secteur seront adoptées lors du conseil d’arrondissement du 1er novembre.

Équilibre commercial
«Nous croyons prendre la bonne décision. Nous devons penser à nos artères commerciales et à la collectivité», soutient le conseiller municipal Craig Sauvé, à l’origine de la proposition.

Il rappelle qu’une telle réglementation s’applique déjà à d’autres rues de la métropole, dont Bernard, Saint-Viateur, Saint-Laurent et du Parc.

«Le but n’est pas de faire mal aux propriétaires de locaux commerciaux, insiste l’élu de Projet Montréal. Pour nous, il importe de s’assurer d’avoir une diversité dans l’offre commerciale.»

Il souligne que leur multiplication a exercé une pression à la hausse sur le prix des loyers commerciaux.

«Nous voulons des restos, mais il faut un équilibre. Le changement réglementaire est le seul moyen dont dispose l’arrondissement pour agir», précise Craig Sauvé.

Depuis cinq ans, les restaurants ont poussé comme des champignons sur Notre-Dame. Entre le boulevard Robert-Bourassa et la rue Saint-Rémi, un tronçon d’environ 4 km, leur nombre est passé de 54 en 2011 à plus de 70 aujourd’hui.

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