Symbole de la suprématie au hockey, la coupe Stanley était dans Saint-Henri vendredi, plus précisément chez Dillalo, alors que le copropriétaire du restaurant et ancien gardien de but des Penguins de Pittsburgh, Gilles Meloche, s’est présenté dans l’établissement avec rien de moins que le précieux trophée.

Pendant quelques heures, les fans de tous âges ont pu la toucher, l’embrasser et se faire photographier avec cet objet de légende.

Ayant revêtu pour l’occasion son chandail et son foulard des Canadiens, Émilien Bouchard, 72 ans, arborait un large sourire. «Ça fait du bien. C’est du bonheur», a-t-il lancé. Une émotion partagée par le jeune Samuel. «Je suis tellement content», a confié le garçon de 5 ans.

Jill Candiotte a aussi vécu un moment de pur bonheur. «Formidable, a-t-elle exulté. J’adore la coupe. C’est la deuxième fois que je la vois. La première fois c’était au Temple de la renommée du hockey.»

Gérard Robertson était venu voir le trophée et un vieil ami. «Je connais Gilles Meloche depuis qu’il gardait pour Minnesota, et même avant quand il jouait pour Verdun.»

«La Coupe Stanley, c’est quelque chose pour une Québécoise pure laine, a commenté Ginette Beauchamp, qui travaille au restaurant depuis 30 ans. C’est spécial. C’est une chance de l’avoir dans notre cour.»

Scène surréelle
À un moment, Gilles Meloche et son frère Robert tenaient la coupe à bout de bras devant le resto à l’angle de Notre-Dame et Charlevoix. Les automobilistes qui passaient par là n’en croyaient pas leurs yeux. Ils ralentissaient pour filmer avec leur téléphone cette scène surréelle.

C’est que la visite était assez confidentielle. Il n’y a pas eu d’annonce à grande échelle. «On en a parlé seulement à quelques clients. Sinon ça aurait été fou», indique Gilles Meloche.

Ce dernier est avec l’organisation des Penguins de Pittsburg depuis 1985. Il est aujourd’hui dépisteur du club qui a mis la main sur la coupe la saison dernière, la quatrième de son histoire. Comme le veut la tradition, c’était à son tour d’avoir le trophée en sa possession pendant un petit moment. «J’avais le droit de l’avoir pendant quatre heures», précise-t-il.

«On a su qu’on l’aurait il y a deux semaines. On en a parlé à des clients réguliers», souligne Robert Meloche. Gilles se fait blagueur. «On a dit aux fans des Canadiens de venir parce que ça fait un bout de temps qu’ils ne l’ont pas vue», lance-t-il en boutade.

La coupe Stanley arrivait d’Ottawa où elle était sous les bons soins du dépisteur en chef, Randy Saxton. Après son bref séjour dans Saint-Henri, elle est repartie pour Sherbrooke avec Luc Gauthier, le dépisteur amateur des Penguins pour le Québec.

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