Photo: TC Media – Archives/Chantal Levesque Donovan King est guide et fondateur de Montréal hanté.

Une prostituée décapitée qui revient tous les sept ans pour chercher sa tête, des funérailles célébrées par des fantômes sur le site de l’ancienne église St. Ann, la visite «Griffintown hanté» permet de revivre des histoires et des légendes d’un quartier en pleine transformation.

Comédien, enseignant en histoire et guide, Donovan King est fondateur de l’entreprise Montréal hanté. Il organise depuis 2011 des visites thématiques dans différents secteurs de la métropole.

Il a développé l’an dernier un circuit de 80 minutes dans Griffintown. La prochaine visite, qui compte près d’une dizaine d’arrêts, aura lieu le 4 novembre.

Passionné d’histoire, Donovan King a élaboré le circuit à partir de la lecture de vieux journaux, de recherches sur Internet et d’informations recueillies auprès de résidents du quartier.

Il a notamment puisé du matériel auprès de sa famille. «Ma grand-mère née dans Griffintown m’a raconté beaucoup d’histoires» souligne-t-il.

Le meurtre de Mary Gallagher
Parmi les récits jalonnant le parcours, il y a le drame qui s’est déroulé voilà 137 ans à l’angle des rues William et Murray. C’est là que se trouvait jadis la maison où la prostituée Mary Gallagher a trouvé la mort en juin 1879.

«C’est l’une des histoires les plus célèbres de Montréal, note Donovan King. Elle a été assassinée et décapitée par sa meilleure amie Susie Kennedy». Depuis cette date, on dit que son fantôme revient tous les sept ans dans Griffintown, en quête de sa tête. «Sa prochaine visite aura lieu en 2019», avance le guide.

À l’angle des rues Basin et de la Montagne, on peut toujours apercevoir des vestiges de l’église St. Ann démolie en 1970. «Des gens disent qu’ils entendent encore parfois sonner les cloches», relate M. King.

Et ça peut aller va plus loin. «Un soir, raconte-t-il, un homme qui avait l’intention d’acheter un condo dans Griffintown marchait sur la rue de la Montagne quand il aurait vu dans un brouillard des funérailles célébrées dans l’église peuplée de fantômes.»

Donovan King avoue toutefois ne pas croire aux esprits. «Je ne suis pas un adepte du paranormal», confie-t-il. Ce qui le passionne, c’est amener les citoyens à découvrir Griffintown et son passé. «Lors de la visite les gens peuvent en apprendre beaucoup sur l’histoire du quartier même s’ils ne s’intéressent pas aux fantômes», souligne le guide.

Plus d’information sur la visite sur le site de Montréal hanté.

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