Photo: Gracieuseté Pour l'auteur Guy Perron, être négatif dans la vie est toxique pour les gens qui nous entourent et toxique pour soi-même.

Qu’ils parlent de météo, des performances des Canadiens ou de politique, les Québécois ont une tendance à être négatifs, constate Guy Perron. Celui qui cosigne le livre Rugir, ruminer ou respirer par le nez? propose dans un style humoristique 21 pratiques pour corriger le tir.

Les Québécois ne sont peut-être pas plus enclins à la négativité que les Français, les Australiens ou les Papous. Mais le résident de Pointe-Saint-Charles ne pouvait s’empêcher de remarquer ce trait de personnalité chez ses compatriotes chaque fois qu’il rentrait au pays après un séjour prolongé à l’étranger.

«Je trouvais que nous avions beaucoup tendance à critiquer», note celui qui a rédigé avec Raymond Arpin l’ouvrage paru aux Éditions de L’Homme.

Toxique
Selon lui, cette propension ne doit pas être prise à la légère.

«On dit qu’être négatif est non seulement toxique pour notre entourage, mais également toxique pour soi-même», souligne-t-il.

Guy Perron en est venu à faire un constat. «On se plaint beaucoup le ventre plein, lance-t-il. Même avec tout ce qu’on a, nous sommes insatisfaits parce que nous ne sommes pas connecté avec ce qu’on a à l’intérieur de soi.»

Celui qui enseigne depuis plus de 20 ans la conscience et la philosophie spirituelle suggère dans le livre des antidotes à la négativité.

Il invite le lecteur à adopter des comportements pour, entre autres, développer une attitude constructive, la simplicité, le non-jugement, le respect, l’humilité, le don de soi et la sincérité.

«Ce sont des pratiques pour aider à s’éveiller à notre réalité», précise l’auteur.

Prise de conscience
Pour Guy Perron, le changement ne peut s’opérer sans une prise de conscience. Il s’agit du premier pas de la démarche.

«On a de la misère à accepter une certaine négativité en soi, a-t-il pu observer. On blâme les autres, on projette notre négativité sur les autres. Le voir, c’est déjà le début de la solution.»

L’auteur se montre optimiste. «Je pense que de plus en plus de personnes en prennent conscience», avance-t-il, mentionnant qu’un changement d’attitude ne s’opère pas du jour au lendemain.

«Le changement est possible si on le fait progressivement», explique-t-il.

Pour faciliter les choses, Guy Perron invite le lecteur à une certaine légèreté, à être bienveillant envers lui-même. «Quand on se prend au sérieux, il n’y a pas de grandes chances que ça se passe, juge-t-il. L’idée est de respirer par le nez, de prendre du recul.»

Technologies et relations
Dans leur livre, les auteurs décochent par ailleurs quelques flèches à l’endroit des technologies qui prennent de plus en plus de place dans notre vie.

Ils ciblent particulièrement le téléphone cellulaire devenu pour plusieurs comme une extension de leur bras.

«Je ne critique pas les moyens technologiques. Je les utilise tous les jours», explique Guy Perron. Mais en regardant autour de lui, il ne peut s’empêcher de voir leur omniprésence.

«Dans le métro, tout le monde est sur son portable, dans sa bulle, donne-t-il en exemple. Ça coupe les relations. C’est dysfonctionnel. C’est comme une addiction.»

Selon lui, les technologies mènent à une stagnation, à une régression dans nos relations interpersonnelles. Il nous adresse un conseil: «Fermez tout et allumez-vous!»

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