(Photo: TC Media - Nicholas De Rosa) L'expo-sciences des Scientifines a accueilli plus de 500 visiteurs, l'année dernière.

54 élèves fréquentant deux écoles primaires du Sud-Ouest ont pris d’assaut une partie du pavillon A de l’École de technologie supérieure (ÉTS), jeudi, dans le cadre de la première des deux journées du Expo-sciences des Scientifines, un organisme qui fait la promotion des sciences et de la technologie auprès des jeunes filles.

C’était l’occasion pour les participantes de montrer à leurs parents, leurs amis et au public des projets touchant autant la technologie que la biologie et la physique. Elles ont travaillé sur ceux-ci pour plus d’une quarantaine d’heures depuis septembre.

Certains d’entre eux étaient axés sur la vulgarisation, tandis que d’autres étaient plus expérimentaux. Les robots aquatiques, la fabrication d’oxygène et les dinosaures étaient parmi la trentaine de sujets abordés par les élèves de la 3e à la 6e année des écoles Victor-Rousselot et Petite-Bourgogne.

«C’est quelque chose qui aide nos participantes à persévérer et à développer une confiance en soi. Les premières fois qu’elles présentent leur projet, elles sont un peu gênées, mais deviennent de plus en plus à l’aise», témoigne Valérie Bilodeau, la directrice des Scientifines.

Des prix seront d’ailleurs remis à quatre équipes de chaque cycle, vendredi soir. Un panel composé d’étudiants et de professionnels de divers domaines scientifiques choisira les gagnantes.

30 ans dans le Sud-Ouest

Les Scientifines soufflent leurs 30 bougies cette année. En plus de les sensibiliser au monde de la science, l’organisme à but non lucratif situé dans la Petite-Bourgogne permet aux jeunes filles d’acquérir des compétences pour contrer le décrochage scolaire et la pauvreté depuis 1987.

«Oui, on s’intéresse à la science, mais au-delà de ça, il faut qu’on s’assure que les filles s’intéressent à l’école. C’est pour ça que nous avons aussi un volet d’aide aux devoirs et d’apprentissage du français», explique Valérie Bilodeau.

La directrice de l’organisme ajoute que les femmes sont sous-représentées dans le domaine de la science et que les Scientifines souhaitent s’attaquer à cet écart.

 

Fateha

Cette élève de 3e année de l’école Victor-Rousselot se demandait comment étaient fabriquées les gommes à effacer.

Pour avoir sa réponse, elle a multiplié les recherches sur le web et a expérimenté avec diverses substances pour déterminer quelle combinaison était la plus efficace.

Son efface en silicone, fécule de maïs et colorant était fonctionnelle, mais devenait toute noire après usage. C’est en révisant la quantité de fécule de maïs à la baisse qu’elle a pu presque atteindre les mêmes résultats qu’une efface industrielle.

Prana

Élève de 5e année à l’école Victor-Rousselot, Prana rêve de devenir astronome. «Tout le monde se pose beaucoup de questions sur l’espace et je voudrais un jour les résoudre», dit-elle.

Dans le cadre de l’expo-sciences, elle se demandait quels matériaux étaient nécessaires pour la fabrication d’un habit d’astronaute.

En plus de retracer l’histoire de la combinaison spatiale dans sa recherche, elle a produit un schéma expliquant de quoi sont composées les 21 couches de l’habit.

Al’zahra et Hanifah

Ces deux élèves de l’école de la Petite-Bourgogne ont tenté de fabriquer du chocolat santé en y ajoutant des ingrédients anti cancérigènes.

Elles ont effectué des recherches afin de savoir quels aliments étaient anticancéreux et ont ensuite expérimenté avec diverses recettes pour savoir laquelle serait la plus efficace.

La meilleure contient entre autres du sirop de maïs et du jus d’orange.

«On l’a fait goûter aux animatrices et aux autres élèves et elles ont dit que c’était quand même bon!», dit Hanifah.

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